14 novembre 2009
Les Oubliés de Leure
Comme promis il y a quelques jours (même s'il y a un peu de retard), voici un petit historique sur la petite bourgade de Leure, cité jadis prospère, puis peu à peu tombée dans l'oubli et avalée par la cité voisine du Havre, qui s'étendait et grandissait chaque jour davantage. Aujourd'hui, il ne reste qu'un nom : Leure... et un quartier, celui de l'Eure, dont certains rappellent sans cesse le passé tandis que d'autres voient en lui le quartier à la mode, où se dessine l'avenir du Havre...
Leure naît probablement avec les Normands qui envahissent les côtes normandes au début du IXe siècle. Ils empruntaient la Seine qui les menait directement au coeur de la France. Très vite, ils campent à l'embouchure du fleuve où certains établissent domicile. Leurs drakkars trouvent un abri rêvé dans les criques de la plaine de Grasse ou Grâce qui commence à émerger. Au moyen de palissades, ils établissent des sortes de parcs où ils gardent leurs troupeaux et leurs prisonniers. D'ici partent souvent des expéditions punitives contre les villes et monastères voisins.
Au Xe siècle, sous l'influence de Rollon, les Normands se font chrétiens et s'adoucissent un peu. Ils commencent par reconstruire les abbayes qu'ils avaient autrefois détruites et s'installent durablement sur ces terres, se mêlant à la population locale.
Des pêcheurs et des saliniers se fixent sur les marais et fondent le petit village de Leure que l'on appela successivement Lura, Lora, Leure, l'Eure, l'Heure ou l'entrée du fleuve.
Ces pêcheurs construisent alors une chapelle et choisissent Saint-Nicolas pour patron... un nom qui n'a pas changé depuis presque dix siècles...
Au XIe siècle, sous les premiers ducs de Normandie, lors de la conquête de l'Angleterre, entreprise en 1066, par Guillaume le Conquérant, les ports de Harfleur, du Chef-de-Caux et de Leure, récemment fondé, équipent plusieurs navires. C'est le début d'une période de prospérité pour ces trois ports...
Le marais salant de Leure s'étendait à l'ouest de l'église actuelle puisque l'on fut obligé de le combler pour établir les chemins couverts et les glacis des fortifications de la citadelle. Les salines s'étendaient aussi à l'est. La mer s'avançait alors beaucoup plus loin dans les terres, dans la vallée d'Harfleur, baignant ainsi une partie de la côte de Graville.
Le village comptait à cette époque environ 1.000 habitants. La paroisse ou cure d'Ingouville en comptait 500 et le Chef-de-Caux environ 700, ce qui faisait à la fin du XIIIe siècle, sur le territoire du Havre et de ses faubourgs actuels, un peu plus de 2.000 habitants.
Le village de Leure, bâti au bord de la fosse du même nom, était prospère, non seulement par ses salines (on a trace de nombreux dons de sel faits par les habitants de Leure aux établissements civils et religieux...) mais aussi par son port.
Le port de Leure se trouvait situé entre l'église de Leure et le hameau de la petite Leure (les Neiges). Il était fréquenté par des bateaux venant chercher du sel et par des navires espagnols apportant les vins et les produits du Midi.
Leure était relié, à Harfleur par un chemin qui passait sous le château de Graville et, au Chef-de-Caux, par une voie tendant au bas d'Ingouville.
Vers la fin du XIIIe siècle, les habitants d'Harfleur, pour remédier aux envasements de la Lézarde, causés par l'extension des marais d'Orcher, voulurent faire une tranche pour conduire la rivière directement dans la Seine : la Lézarde se jetait alors dans le hable ou port de Leure. De cette façon, les habitants de Leure allaient être privés d'eau douce et n'être plus reliés à Harfleur. Ils s'adressèrent au Parlement de Paris qui, après un enquête en 1299, décida que la Lézarde serait laissée à son cours naturel. Cette décision et l'ensablement du port d'Harfleur ont été les principales causes de la prospérité de Leure au milieu du XIVe siècle.
Le port de Leure va être particulièrement utilisé par Philippe VI de Valois dans la guerre qu'il mena à l'Angleterre à partir de 1336. Philippe VI décide de fermer au roi d'Angleterre, Edouard III, le passage de la Manche. Il organisa une flotte de 170 navires dont 56 furent construits dans les ports de Leure, d'Harfleur ou du Chef-de-Caux. 40.000 hommes s'embarquèrent sur ces navires dont beaucoup de marins expérimentés venus de ces trois ports.
Malheureusement, cet armement fut confié à des commandants incapables et présomptueux qui se firent battre à L'Ecluse, le 23 juin 1340, sur les côtes de la Flandre hollandaise. Plus de 30.000 marins français y laissèrent la vie, mais après avoir vaillamment combattu. Ceux qui survécurent, pour la plupart blessés et incapables de travailler, furent recueillis dans un hôpital élevé aux frais des habitants et bourgeois de Leure.
Deux de leurs chefs, Guillaume de Grosmesnil et Guillaume du Moustier, dont les pierres tombales sont exposées au prieuré de Graville du Havre, s'y étaient fort distingués. Guillaume de Grosmesnil, notamment, avait pris à l'abordage un des vaisseaux ennemis montés de chevaliers et d'écuyers.
En 1341, le roi de France accorda des privilèges aux navires qui se rendraient dans les ports d'Harfleur et de Leure, c'est-à-dire qu'il exempta d'impôts un grand nombre de marchandises. Vu que l'accès d'Harfleur devenait de plus en plus difficile par suite de son envasement, les armements et les approvisionnements de guerre eurent surtout lieu dans le port de Leure, considéré alors comme le seul point favorable à la défense de l'entrée de la Seine.
La ville de Leure, qui se développa au détriment d'Harfleur, eut des faubourgs, des dépendances ou bourgages sur toute la plaine où s'élève Le Havre actuel. Du côté de la mer, les anciennes limites de cette ville sont difficiles à établir, car elles ont disparu avec le rivage qui s'étendait beaucoup plus au large. Cette dégradation du terrain, au XIVe siècle, est constatée dans une charte de 1361 disant que : "la mer use, ravine et détruit les salines de Leure".
A l'est, Leure était limitée par la Seine, qui s'étendait jusqu'aux portes d'Harfleur, sur un banc recouvert d'eau dans les grandes marées.
Entre Leure et la petite Leure (les Neiges actuelles) se trouvait l'anse, dont la moitié vers Harfleur composait le havre de cette ville et l'autre moitié, au sud, le havre de Leure.
Les gros navires pénétraient dans cette anse et, par un canal, se rendaient dans la fosse de Leure, située sur l'emplacement et au nord d'une zone où fut un temps édifié le fort des Neiges. Les navires moins chargés allaient jusqu'à Harfleur tandis que les bateaux passagers pour la Seine venaient dans la crique de Graville qui avait son ouverture au nord de Leure et allait aboutir au pied du château de Graville. Cette crique existait encore sous François Ier en 1524. Le château de Graville fut détruit en 1787. On se servit notamment de ses débris pour faire la route nationale et construire une fontaine qui amena l'eau au Havre.
Il y avait à Leure des travaux de défense, une enceinte bien évidemment disparue depuis, entourant Leure et deux quais le long de la Lézarde. Cette rivière passait alors au milieu de bancs de vase qui devaient former plus tard la plaine de Graville, entre la Petite Leure et le Hoc.
En 1359, le roi Jean, dit le Bon, abandonna la Normandie à l'Angleterre dans un traité que la France ne ratifia jamais par la suite. En représailles, les Anglais entrèrent en Normandie, en commençant par Leure où ils débarquèrent à 10.000 hommes. Les maisons furent brûlées, les habitants passés au fil de l'épée...
La ville de Leure était entièrement détruite...
Toutefois, le port du même nom fut encore fréquenté dans la seconde moitié du XIVe et au XVe siècle par des navires d'un grand tonnage qui emportaient les blés de Normandie, en Espagne et en Italie.
La fosse de Leure fut même utilisée sous François Ier, pendant la première moitié du XVIe siècle puisque c'est ici qu'on construisit la célèbre nef Grande Françoise, le plus grand navire jamais construit à l'époque, qui malheureusement, n'atteint jamais la mer.
Avec la construction du Havre, on finit par oublier l'histoire de Leure, comme si le Havre était né de nulle part, et pourtant... l'ancienne prospérité de Leure est attestée par les riches pierres tombales, des pavés coloriés ou des carrelages mosaïques émaillés encore représentés dans les musées du Havre avant guerre. Les pierres tombales existent toujours, je ne sais pas ce qu'il est advenu du reste.
On trouve aussi trace de vestiges de Leure dans un mémoire daté de 1659 où l'on peut lire : "le village de Leure fut anciennement une ville ruinée par les Anglais et dont les fondements et vestiges paraissent encore de présent".
De même, en 1757, un historien témoigne qu'on pouvait encore indiquer à Leure des vestiges, à fleur de terre, d'un nombre considérable de maisons, peu éloignées du galet de la mer, entre la Petite et la Grande-Leure.
N'oublions donc pas l'histoire de Leure...
Source :
- Petite histoire illustrée du Havre, Beaucamp et Le Grix, Le Havre 1893,
06 novembre 2009
Les Sentinelles de l'Estuaire
De retour après un long temps d'absence pour vous parler de Leure, ancienne bourgade existant bien avant la fondation du Havre, et devenue aujourd'hui un quartier en vogue : le quartier de L'Eure...
Ce billet a été motivé par une lecture que j'ai faite pendant les dernières vacances et qui m'a envoûté. Il s'agit d'un roman de Françoise Deschamps, intitulé Les sentinelles de l'estuaire.
"Françoise Deschamps, native du Havre et passionnée par l'histoire de sa ville, raconte dans Les Sentinelles de l'estuaire, l'épopée d'un peuple qui, du IXe au XVe siècle, fixa ses racines dans un sol aux limites de la terre et des eaux et qui deviendra le berceau du Havre de Grâce. Ce récit mêle avec intelligence et bonheur, l'Histoire et la fiction," peut-on lire en quatrième de couverture.
L'Histoire et la fiction se mêlent tellement bien qu'un non-initié aura du mal à distinguer le fait historique, avéré, de la fiction, complètement inventée.
Pour faire simple, l'action se passe en 1856 quand un jeune homme, Gabriel Berenguier, rentre précipitemment de Paris au Havre pour y enterrer son père, un illuminé, appelé "le fou de Leure". Ce dernier détenait un savoir : il connaissait l'histoire de tous ceux qui ont habité Leure, cet endroit devenu quartier et avalé depuis par Le Havre. "Leure fut riche même s'il y eut aussi de la misère : on y arma les plus grands navires !" lançait-il à vau l'eau ! Malheureusement, à cette époque, tout le monde se contrefichait de ces fait historiques et ne voyait dans ces dires que les élucubrations illuminées d'un pauvre fou... Gabriel va redécouvrir l'histoire de ces hommes, d'Ingold Berin, Viking venu asseoir sa descendance dans les marais de l'estuaire au IXe siècle à Bérengère, reine d'une nuit sur la nef la grande Françoise en 1538. On croise dans ce roman différents personnages historiques comme l'Abbé Cochet, Guillaume du Moutier, Guillaume de Grosmesnil et Pieres Berenguier, dont voici les dalles funéraires, découvertes lors des démolitions de l'ancienne église Saint-Nicolas de Leure.
Ces pierres tombales sont d'ailleurs un véritable fil conducteur dans ce livre, très bien écrit au demeurant, ce qui augmente encore un peu plus le plaisir que l'on tire de cette lecture...
L'ouvrage est en vente dans toutes les bonnes librairies (selon l'expression consacrée) au prix de 18,50 €. J'ai vraiment été emballé ! Foncez le lire !
Demain, je vous ferai un petit historique de la ville de Leure.
Si vous êtes intéressés par le sujet (décidément à la mode en ce moment), signalons la conférence "A la recherche de Leure ou l'Heure perdue, du XIIe au XIXe siècle", organisée par le Centre Havrais de Recherches Historiques, et qui aura lieu au Fort de Tourneville, salle Gaston Legoy, le vendredi 20 novembre à 18h15.
Enfin, si un jour Françoise Deschamps passe sur ce blog et lit ces lignes, qu'elle y trouve mes remerciements pour le plaisir qu'elle m'a donné... et accessoirement, qu'elle sache que j'aimerais bien la rencontrer ! ;-)
23 septembre 2009
Amiens (3/3) - La Cathédrale
Comme la dernière photo d'hier le laissait entrevoir, je vais terminer ma petite série sur Amiens par des photos de la cathédrale, toutes prises en extérieur... Je suis bien rentré dans la cathédrale, samedi dernier, mais faute de temps, je n'ai pas pris de photos.
21 septembre 2009
Amiens (2/3) - Quelques édifices
Suite de ma petite série sur Amiens, une ville qui n'est pas sans rappeler Le Havre, à bien des égards.
Comme me l'a appris Dan dans ses commentaires, cette ville, bombardée, a été en partie reconstruite, mais cette reconstruction s'est faite sans concertation entre les différents architectes qui sont intervenus (ou plutôt, comme je le pense, sans un réel projet global, adopté par tous), ce qui donne à Amiens, une impression de
disparité que l'on n'a pas au Havre avec l'ensemble reconstruit par Perret et ses collaborateurs. Tout ceci est peut-être aussi dû au fait que Le Havre a été entièrement rasé et qu'on repartait de rien, tandis qu'à Amiens, il fallait faire avec ce qui était encore debout...
Je vais vous présenter quelques clichés pris ici et là, au détour de ma flânerie... puisque j'ai déambulé sans savoir où j'allais. Par conséquent, je suis sûrement passé à côté de bien des choses, mais ce n'est finalement pas grave : ça me donnera l'occasion d'y retourner !
Amiens n'est donc pas sans rappeler Le Havre, disais-je avant de digresser !
Outre le fait que ce soit aussi une ville bombardée, en partie reconstruite, notamment par Perret, on y trouve aussi des enseignes bien connues des Havrais...
... d'anciens édifices dont on garde l'ossature, mais qu'on réhabilite à l'intérieur...
... des monuments aux Morts...
... et des jets d'eau ! lol
Sous le banc, aurait peut-être titré GL, afin de conclure sa remarquable série ! ;-)
Mais on trouve aussi plein d'autres choses à Amiens !
Des calèches...
Un beffroi...
De vieilles maisons en colombages...
Et de belles horloges...
Enfin, un dernier cliché... il devrait vous donner une petite idée du sujet du post de demain !
Je profite de ce billet pour vous remercier de votre fidélité ! (et ce, malgré une moindre présence depuis juillet...) Aujourd'hui, le blog a reçu la visite de son 50.000ème visiteur (on en est à l'instant à 50.080 visiteurs depuis janvier 2008), pour un peu plus de 100.000 visites (101.848 très précisément). C'est cool !
20 septembre 2009
Amiens (1/3) - La Tour Perret
Comme certains l'ont dit dans les commentaires laissés dans le post d'hier, la photo que je vous présentais a bien été prise à Amiens, dans le quartier de la gare, au pied de la Tour Perret.
Tout le quartier de la gare et la tour ont été construits par Perret entre 1942 et 1951. Personnellement, si je trouve la tour très belle, encore plus après sa réhabilitation en 2005, je trouve que ce qui a été fait du quartier de la gare est décevant... Là où l'on met Perret en valeur au Havre, on a l'impression qu'il a été caché à Amiens. Impression ou volonté ?
Ce post n'a pas la prétention d'y répondre, d'autant plus que je connais trop mal Amiens. En allant y promener mes guêtres samedi, j'ai simplement acquis la certitude que j'y retournerai... Toutefois, comme l'ont souligné hier Dan et André, on a l'impression qu'à Amiens, l'oeuvre de Perret n'émerge pas, mais qu'elle est noyée... Seule la Tour phare, en quelque sorte, permet d'attirer l'oeil sur son oeuvre et surnage... Ce n'est d'ailleurs sûrement pas un hasard si toutes les photos que j'ai prises dans ce quartier avaient pour sujet la tour et pas le reste des bâtiments Perret, trop peu visibles et noyés dans la masse des édifices...
Je vous présenterai les photos que j'ai ramenées d'Amiens pendant les trois prochains jours. Et puisque le lien avec Le Havre se fait essentiellement par l'architecture Perret (mais pas seulement), je commencerai aujourd'hui par des photos de cette fameuse tour, aujourd'hui haute de 110 mètres.
Pour rappel, la photo d'hier...
Et si l'on s'éloigne...
Encore un peu...
... on découvre cette fameuse Tour Perret.
Les trois clichés suivants montrent qu'en effet, à Amiens, tous les styles architecturaux côtoient l'oeuvre de Perret.
19 septembre 2009
Variations Perret 13
Petit clin d'oeil à Marlowe...
Sinon, d'où a été pris ce cliché ?
17 septembre 2009
A l'Ecu de France
A l'auberge A l'Ecu de France, il faisait bon vivre, bien boire et bien manger...
Située au pied de la rue de Montivilliers (actuelle rue d'Ingouville), au n°37, très exactement, cette auberge fut bâtie dès le XVIe siècle dans l'ancienne commune d'Ingouville. Il n'existe aucun document photographique de ce lieu. Il n'est connu que par des documents figurés...
Un petit voyage dans le temps m'a cependant permis d'en prendre l'unique cliché au monde, rien que cela !!! lol
Hélas, cette belle demeure fut détruite en 1839 quand on élargit la rue. Peu après, le sieur Bayeux fit construire une maison sur le même emplacement. Il conserva l'enseigne de l'auberge, mais cette maison fut également détruite un peu plus tard.
Voilà un petit historique de cette maison...
Désolé de ne pas être plus présent en ce moment, mais je n'ai vraiment pas le temps. Malgré tout, au lieu d'un billet quotidien ou presque, comme l'an passé, j'essaierai de publier au moins un billet hebdomadaire, afin que le blog ne meure pas !
Enfin, pour terminer, pour ceux qui ne l'auraient pas deviné, ma photo a été prise au Prieuré de Graville, dans la salle d'exposition des maisons de Jules Gosselin.
05 septembre 2009
Table rase...
5 septembre 1944, vers 18 heures... une nuée d'avions survolent Le Havre lâchant un flot ininterrompu de bombes.
"La nuit est complète, nuit causée par les
poussières qui s'élèvent des immeubles écrasés. L'atmosphère devient
irrespirable. Les quelques femmes qui se trouvent avec nous donnent
l'exemple du courage tranquille. Chacun sait que la situation est
extrêmement grave," écrira Pierre Courant.
Le bombardement dure plus de deux heures...
Le 6 septembre, au lever du jour, la ville est méconnaissable.
"Table rase" écrira Michel Leiris, dans sa préface de L'Age d'homme... "Le Havre est actuellement en grande partie détruite, et j'aperçois cela de mon balcon qui domine le port d'assez loin et d'assez haut pour qu'on puisse estimer à sa juste valeur l'effarente table rase que les bombes ont faite du centre ville..."
Voici quelques photographies personnelles du désastre, prises dans les jours qui suivirent les bombardements de septembre 1944. (On note en effet que les grands axes sont déblayés...)
La façade du Musée des Beaux-Arts.
L'entrée de la rue de Paris (vers l'Hôtel de Ville).
Le Muséum d'Histoire Naturelle depuis la rue des Drapiers (déblayée).
La rue Voltaire, juste derrière le Grand Théâtre.
Les Galeries, rue de Paris.
L'immeuble 'Bata', place de l'Hôtel de Ville.
L'église Saint-Michel.
L'Hôtel de Ville (côté Ouest).
Le Boulevard Foch.
Le Square Saint-Roch, transformé en fosses communes.
La rue du Président Wilson.
14 août 2009
Parc zoologique Cerza
Décidément, il ne fait pas bon pour moi d'être en vacances... La productivité est au point mort, et je n'ai pas le courage de m'y remettre. Une petite pause ne fait cependant pas de mal de temps en temps...
Malgré tout, je ne suis pas mort ! lol et entre deux travaux dans la maison, je me balade. Hier, je suis allé faire un petit tour au parc zoologique Cerza et j'ai quelque peu mitraillé... alors, même si ce billet n'a rien à voir avec la thématique du blog, je me suis dit qu'il était aussi bien de vous présenter mes photos plutôt qu'elles ne dorment dans un dossier de mon ordi ! Et puis, cela permet une petite reprise de contact...
Sur cette dernière photo, on peut voir un bébé cochon, juste sous la patte avant gauche de la maman... le petit avait à peine 5 minutes quand j'ai pris la photo !
Je n'ai pas donné le nom des animaux pris en photo, mais si vous voulez des précisions, n'hésitez pas à le demander dans les commentaires !
09 juillet 2009
Nouveaux blogs
Un petit billet d'autopromotion...
Parallèlement à ce blog, j'ai aussi un site généalogique.
Les personnes intéressées y trouveront mes données généalogiques mais aussi bon nombre d'actes paroissiaux et d'Etat Civil numérisés.
Depuis peu, j'y ai greffé deux blogs qui peuvent être consultés indépendamment du site même :
- un blog (mais où les articles ne sont cependant pas datés mais référencés par catégories) pour présenter de vieilles photographies de famille : http://calotype.canalblog.com.
- un blog (où les articles ne sont là-aussi pas datés, mais aussi référencés par catégories) pour présenter mes cartes postales : http://postcards.canalblog.com.
C'est surtout de ce nouveau blog dont je voulais vous parler dans ce billet, car je pense qu'il peut intéresser des personnes sans faire doublon avec le blog "Avant le naufrage". Sur ce nouveau blog, aucune explication, juste des vues livrées à l'état brut. Aucun scan de livres, que du "pur jus" maison avec des cartes postales réellement possédées. Accessoirement, c'est aussi pour moi un extraordinaire moyen d'archivage et de classement, car je me repère beaucoup mieux sur l'interface d'un site ou d'un blog que dans mes classeurs ! lol
A ceux qui y feraient un petit tour, bonne visite donc ! Les pages s'enrichiront chaque jour de nouvelles vues, le temps que je mette en ligne certaines cartes postales et que je scanne un paquet d'autres pas encore numérisées...





















































































