Avant le naufrage... ou l'histoire du Havre d'avant

L'histoire du Havre et des Havrais... avant le naufrage !

31 janvier 2008

La Place de la mâture

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Comme on l'a vu hier, une mâture se trouvait jusqu'en 1894 au bout du Bassin du Commerce. Un mât est posé sur le sol, prêt à être hissé (ou venant d'être démonté)...

Sur notre photographie, on découvre la rue de Paris à gauche de la Place Louis XVI, dont on peut voir le nom sur le pylône situé devant la librairie Bertin. Toutefois, cette place fut aussi surnommée Place de la mâture entre 1842 et 1894, en référence à ce drôle d'engin.

A l'extrémité de la rue de Paris, on devine l'Hôtel de Ville alors en contruction, ce qui permet de dater la photo autour de l'année 1856. En effet, la première pierre de l'Hôtel de Ville est posée le 2 septembre 1855 et la librairie Bertin devient la librairie Bourdignon en septembre 1856. Elle était située au 19 de la Place Louis XVI. C'est à cet emplacement que seront construites les Galeries du Havre en septembre 1911, l'immeuble du 19 Place Gambetta ayant été démoli un an plus tôt.

Face à la librairie, on aperçoit le restaurant Laiter. Ce bâtiment est la première véritable maison en dur construite place Louis XVI. Son édification date de 1826. Cette construction répondait à un cahier des charges précis : les maisons construites autour de la place Louis XVI devaient toutes être de la même hauteur et précédées d'arcades. Il sera remplacé par l'Hôtel de Bordeaux en 1864.

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30 janvier 2008

La mâture

En préparant mon dernier billet, j'ai découvert l'illustration suivante.

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Elle représente le Bassin du Commerce, le Grand Théâtre au fond, et la grand place qui lui faisait face, alors nommée Place Louis XVI. Cette place sera aussi appelée plus tard place du Théâtre, puis deviendra officiellement place Gambetta à partir de 1883, afin de rendre hommage à l'homme politique décédé un an plus tôt.

Cependant, ce n'est pas tant ces détails qui ont attiré mon regard que l'étrange mâture qui se trouve au bout du bassin. Cette drôle de construction est une machine à mâter qui permettait d'enlever ou de poser les mâts des navires, fort nombreux sur le bassin à cette époque. En effet, la capacité d'accueil du bassin dépassait les 200 navires !

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Cette mâture fut érigée en 1842 pour remplacer une première, réalisée en bois et elle-même érigée en 1823. La seconde est l'oeuvre des ateliers de François Mazeline, un industriel havrais. Elle était en fer et mesurait 27 mètres de haut. Elle fut démontée le 19 avril 1894, puisque devenue inutile sur le bassin, la marine à voiles étant peu à peu remplacée par celle à vapeur...

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29 janvier 2008

Le Grand Théâtre

Après la destruction du "Théâtre de la Citadelle" ou "Théâtre des Barres", plusieurs théâtres de fonds privés essayèrent de séduire les Havrais, pour beaucoup, sans succès... Finalement, la Ville décida quand même de contruire une vraie salle de spectacle sur un terrain cédé par la Marine, la place Louis XVI (future place Gambetta), face au Bassin du Commerce, symbole de la puissance économique du Havre. Voici ce qu'on en dit dans une description du Havre datée de 1825 : " La Salle de spectacle est située vis-à-vis le bassin d'Ingouville, sur un des côtés d'une place très spacieuse. Je crois qu'il étoit impossible de construire un édifice de ce genre dans une situation plus favorable. Placé aux fenêtres du foyer, on aperçoit plusieurs bassins couverts de navires, la porte royale, de beaux remparts et des coteaux d'un aspect très pittoresque. [...] Ce monument, dont la façade auroit pu être faite sur un plan plus heureux, offre un intérieur orné avec un goût parfait."
La première pierre du Grand Théâtre fut posée par le duc d'Angoulême, le 19 octobre 1817. Terminée en 1823, la salle avait coûté 2 millions 300.000 francs et de nombreux procès. Elle fut inaugurée le 24 août 1823. Casimir Delavigne composa le poème d'inauguration, prononcé devant une affluence extraordinaire de spectateurs. "On y étoit même accouru de plusieurs villes voisines. La salle, éclairée par un fort beau lustre, ornée de dames élégamment parées, offroit un aspect enchanteur."

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Le public est au rendez-vous et la nouvelle salle de spectacle fait souvent salle comble. "Les spectateurs du théâtre du Hâvre se composent beaucoup plus de jeunes gens que d'hommes âgés ; on y voit peu de femmes. Dans les représentations solennelles la foule est très considérable, sans cependant qu'elle soit autrement formée. Le public n'aime pas les monstrueux mélodrames qui intéressent les bénévoles habitués des théâtres secondaires de Paris ; il préfère la tragédie qu'on joue rarement, la comédie qu'il voit quelquefois, mais encore plus l'opéra et le vaudeville, que les acteurs représentent avec un ensemble fort agréable."

Cependant, il était dit que les théâtres havrais n'auraient pas une existence heureuse. En effet, le 29 avril 1843, un nouvel incendie ravage le théâtre. Cet événement fera deux victimes : le directeur et son épouse qui ne purent être sauvés des flammes. Dans une lettre adressée à sa mère, Léopoldine Hugo, témoin de l'incendie alors qu'elle résidait chez ses beaux-parents, à l'angle du quai et de l'actuelle rue Edouard Larue dira ceci : "C'était un spectacle effrayant, les flammes s'échappaient d'une immense fumée, le toit était entièrement envahi par le feu, la ville tout entière était éclairée et les lueurs de l'incendie lui donnaient un aspect si étrange que je ne la reconnaissais pas... En peu d'instant, la place fut couverte de monde, les cloches sonnèrent et tous les tambours de la ville parcoururent les rues. Je ne pouvais me détacher de cette fenêtre, j'étais épouvantée et comme fascinée par ce spectacle".

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Les Havrais vont de nouveau devoir patienter pour retourner voir une pièce de théâtre dans une salle de ce standing. Cependant, l'attente ne sera pas trop longue. Les travaux de réédification sont achevés en 168 jours et le 17 octobre 1844, on peut rendre aux Havrais leur salle de spectacle. L'extérieur n'a pas subi trop de changements, à l'exception du dôme, qui remplace un toit pointu en ardoise. On ajoute aussi en façade cinq statues qui figurent la Musique, la Poésie, la Tragédie, le Vaudeville et la Danse.

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En revanche, l'intérieur est complètement rénové. La décoration, blanc et or, est refaite. On retrouve dans la salle beaucoup de dorures, des tentures rouges, un rideau de scène peint, et un grand lustre descend du plafond. Le théâtre est de conception classique, à l'italienne, c'est-à-dire en demi-cercle, avec un parterre, des loges et quatre étages de galeries, comptant 1369 places assises. Le théâtre est magnifique et c'est à cette époque que les Havrais lui donnèrent le surnom de Grand Théâtre.

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En 1880, un péristyle est ajouté en façade, ce qui donne au théâtre encore plus de majesté et de grandeur.

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Globalement, le public est fidèle au théâtre, même si les petites gens se massent davantage pour obtenir des places que la bourgeoisie, qui ne suit que les grandes représentations d'opéra, et encore, avec distance.

Cependant, les années passant, il faudra de plus en plus de courage aux spectateurs pour se déplacer à leur salle de spectacle fétiche. Le Grand Théâtre perd en effet peu à peu de sa superbe, et son état devient de plus en plus lamentable. L'insalubrité se retrouve partout. Les fauteuils sont décrépis, les portes capitonnées et les baignoires sont délabrées... Tout est sale et poussiéreux.

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Il sera finalement fermé quelques mois en 1937, le temps de le rénover.

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Seulement, dans la nuit du 14 au 15 juin 1944, la ville du Havre subit son plus terrible bombardement depuis le début de la guerre. Le Grand Théâtre n'est pas épargné. La partie arrière du bâtiment est ravagée, les loges et une partie de la scène sont détruites. Comme le reste de la partie historique de la Ville, les bombardements du 5 septembre 1944 finiront le travail de destruction et achèveront définitivement le Grand Théâtre.

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Cette photo magnifique, que l'on retrouve sur la bannière du blog, se passe de commentaires et illustre parfaitement le titre du blog : Avant le naufrage...

Les Havrais vont attendre longtemps avant de pouvoir retourner voir un spectacle au bout du Bassin du Commerce. Ce ne sera possible qu'à partir de novembre 1982 et l'inauguration de l'Espace Oscar Niemeyer, aussi appelé Volcan.

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28 janvier 2008

Le premier théâtre

Il y a 198 ans jour pour jour, le dimanche 28 janvier 1810, brûlait le premier théâtre de la Ville du Havre, au cours d'un gigantesque incendie. Le froid d'alors empêcha en grande partie l'extinction du feu, l'eau gelant dans les pompes !
Celui-ci avait été construit sur les fossés comblés de la Citadelle. La première pierre fut posée le 6 décembre 1787 et on l'inaugura le 18 octobre 1789. Il faisait 1.200 places.

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Voici sa façade. La salle était une salle à l'italienne, c'est-à dire en demi-cercle. L'incendie détruisit entièrement le théâtre. On rasa intégralement l'emplacement en 1816.

Pour les Havrais, même s'il existait plusieurs théâtres privés dans la ville, il fallut attendre 1823 pour voir la naissance d'une nouvelle salle municipale digne de ce nom : place Louis XVI, face au bassin du Commerce, sensiblement à l'emplacement de notre Volcan actuel. Je reviendrai beaucoup plus en détail sur ce théâtre dans un prochain post.

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27 janvier 2008

La rue des Remparts (complément)

Ce billet est un petit complément au post du 18 janvier dernier.


Dans ce post, je décrivais la rue des Remparts dans Le Havre d'avant, sur la partie qui allait du croisement des actuelles rues des Remparts et Arthur Honnegger jusqu'à la Place Richelieu. Cependant, il faut savoir que même dans le Vieux Havre, cette rue n'a pas toujours été découpée ainsi. En effet, lors de la fondation du Havre, la rue des Remparts, longeait, comme son nom l'indique les premières fortifications havraises, autrement dit les remparts. Elle fut ensuite sectionnée en trois parties et seule la partie dont nous avons déjà parlé (en rouge sur le plan suivant, présentant Le Havre en 1530) conserva le nom initial.

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Pour clore cet article, voici deux nouvelles vues de la rue des Remparts.

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Sur cette photo que l'on retrouve aussi sur le blog de Géo, on découvre deux maisons très anciennes de la rue, sises au n° 32 et 34. La 32 est à droite, la 34 à gauche. La maison de gauche date au moins du XVIIème siècle puisqu'un acte de vente datant de 1684 a été retrouvé. Pourtant, curieusement, juste à droite de la fenêtre de gauche, sous le numéro de la maison, il me semble lire '1750'. Est-ce une date ? A quoi correspond-elle ? La façade semble être faite en pierre, ou recouverte d'ardoises. Est-ce ce rajout sur une maison construite en bois ou en argile qui date de cette époque ?
La maison voisine est construite en colombage, jouxtant comme c'est souvent le cas dans le Vieux Havre une maison beaucoup plus grande qu'elle ! Le moins que l'on puisse dire, c'est que s'il n'y a jamais eu de règles d'urbanisme dans le Vieux Havre, il n'y eut pas plus de volonté de cohérence architecturale... L'illustration suivante n'en est qu'une confirmation !

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Cette vieille tour est en fait un escalier en vis, construit en colombage. Sans l'escalier, pas moyen d'entrer dans la maison, d'où l'impossibilité de le supprimer quand on procéda à l'élargissement de la rue, mais aussi de réaliser un bel alignement de la rue ! Cet escalier se trouvait rue des Remparts.

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26 janvier 2008

La fin de la Tour François Ier

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Une photographie de la Tour François Ier en fin de vie, probablement prise vers 1860. La marge d'erreur est réduite car à droite de la photo, à droite de l'immeuble "bout-rond" où se trouvait l'établissement "Au Bon Pasteur", on devine au bout de la rue de Paris, la silhouette de l'Hôtel de Ville, achevé en 1859, alors que la démolition de la Tour ne commença qu'en 1861. Or, sur cette photo, la démolition n'a pas débuté. (Pour vous en convaincre, observez attentivement les deux bâtisses à droite de la Tour).

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Cette vue de la Tour est postérieure à la première photographie. Elle précède d'ailleurs sûrement de peu la démolition de la Tour. En effet, si vous avez été attentif, vous aurez remarqué que les deux bâtisses à droite avaient des fenêtres qu'elles ont maintenant perdues. De plus, la Tour est abîmée à sa base. Est-ce parce qu'on a commencé la démolition ou est-ce dû aux poids des ans ? On peut notamment comparer cette photo à une autre prise du même angle quelques années plus tôt et présentée dans un précédent post pour se rendre compte de la différence, et ainsi, se faire une idée... Cependant, la Tour semble encore utilisée. Un homme se tient à côté des mâts de signaux dont la manoeuvre était entrée dans les attributions de la Chambre de Commerce depuis 1856. De plus, la fenêtre supérieure de la maison surplombant la Tour a encore des rideaux... pour quelques temps seulement !

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Les travaux ont commencé mais n'en sont qu'à leur début. La photo doit dater de 1861, l'année même où la Tour commença à être démolie. Elle est encore debout à droite de la photo. Le canal est à sec et les travaux de construction des brise- lames de la jetée sont en cours. Les pierres de la Tour démolie furent d'ailleurs réutilisées pour la construction de ces brise-lames. A gauche, l'Hôtel de Beauvoir, un temps second Hôtel de Ville du Havre est toujours là. Il ne survivra que quatre ans à la Tour François Ier.

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On est en 1902. La Tour François Ier a disparu. On aperçoit encore les maisons du Grand Quai, bientôt baptisé 'Quai de Southampton' au fond à gauche. Sur la digue Nord, le deuxième sémaphore, construit en bois en 1862, vit déjà ses dernières heures. Trop vétuste, il sera détruit et remplacé par un autre en 1904.
L'entrée du port s'est élargie, et on est entré de plein pied dans le XXème siècle. Que diraient les habitants de l'époque en voyant le port d'aujourd'hui et son expansion depuis Port 2000 ?

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25 janvier 2008

La tour François Ier, de l'intérieur

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Une vue très rare de la salle intérieure de la Tour François Ier. On peut admirer les magnifiques créneaux voutés du plafond. De cette salle, on accédait aux cachots destinés à recevoir des prisonniers.
Juste en dessous, au-dessous du niveau du sol, on trouvait de nombreuses caves servant surtout à déposer les munitions d'artillerie.
A son sommet, la tour était surmontée d'une plate-forme bordée d'un parapet percé de treize embrasures pour recevoir autant de pièces de canon. Par la suite, on y bâtit deux maisons et une chapelle, comme on peut le voir sur l'illustration suivante, une vue de la Jetée et de la Tour François Ier en 1805.

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En 1764, on plaça au-dessus de la porte d'entrée la statue équestre de François Ier.

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24 janvier 2008

La tour François Ier, toujours...

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Trois autres vues de la "grosse Tour" pour aujourd'hui. Sur cette vue, sensiblement identique à celles des jours précédents, on distingue tout à fait à gauche, l'Hôtel de Beauvoir, alors Hôtel de Ville du Havre, la porte du Perrey et le mur d'accès qui la reliait à la tour.

Au départ, la tour fut d'ailleurs construite pour défendre cette porte du Perrey, l'entrée du port, la Tour Vidame, sur la jetée sud et l'embouchure de la Seine. C'est aussi de la tour que se faisait la manoeuvre de la chaîne qui fermait l'entrée du port.

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Derrière le mur d'enceinte, on peut distinguer le Musée des Beaux-Arts, dont la construction fut achevée en 1845. A droite de la tour : le Grand Quai. Pour se faire une idée de l'endroit où étaient situés ces monuments, il suffit de savoir que la rue de Paris amenait au Musée des Beaux-Arts.

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Encore une vue de la tour prise côté est. On peut remarquer les mâts de signalisation par pavillons à son sommet, mats installés par les frères Luscombe, agents du Lloyd, en 1822.


Les 2ème et 3ème photographies sont extraites du remarquable ouvrage de MM. Favennec, Richer et Valinducq, intitulé Le Havre en photographies 1860-1910, paru en 2004 aux éditions François Ier. Si vous avez un cadeau à vous faire...

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23 janvier 2008

La tour François Ier et la pêche à la baleine

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Comme promis, voici la tour François Ier en photographie. Ces deux photos ont été prises dans les années 1850.

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L'observateur attentif remarquera qu'on retrouve le même navire, le trois mâts à bande blanche sur la coque, sur ces deux vues, comme sur celle d'hier d'ailleurs. Il s'agit d'un navire-baleine. En effet, de nombreux armateurs havrais furent séduits par la pêche à la baleine à partir de 1816, grandement encouragés par des primes gouvernementales. De ce fait, entre 1819 et 1864, on arma 97 navires au Havre.

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Ci-dessus, le navire-baleinier havrais baptisé "le harponneur". Il fut construit par les chantiers Augustin-Normand en 1819. Est-ce celui de nos photos ?

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22 janvier 2008

La tour François Ier en 1840

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Sûrement une des gravures parmi les plus connues du Havre d'avant. On peut y découvrir l'entrée du port et la tour François Ier vers 1840.
Cette tour est le premier site historiquement remarquable de la ville du Havre puisque construite dès 1520. Achevée en 1523, (ou en 1532 selon les historiens), on plaça la statue équestre de François Ier au-dessus de sa porte en 1764. Elle fut également appelée "grosse tour" par les Havrais.
Elle eut bien sûr un rôle militaire, ce qui lui fit essuyer quelques bombardements, mais résista sans trop de dommages, vu qu'elle mesurait 30 mètres de haut pour 25 de diamètre, avec des murs de 6 mètres d'épaisseur ! Cependant, elle servit aussi de sémaphore pour faciliter l'accès des navires au port.
Ce monument survécut à la destruction des fortifications en 1854. Seulement, ayant perdu toute utilité militaire, la tour était devenue un simple ornement. On finit quand même par procéder à sa démolition en 1861, afin de procéder à l'élargissement de l'entrée du port et permettre le recul de la jetée Nord, malgré la grogne de la population havraise, légitimement attachée à ce premier monument de la ville.

J'ajouterai quelques photographies de ce monument dans les prochains jours, mais en attendant, patience...

Posté par Patardam à 10:41 - Les édifices non religieux - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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