Le Havre d'avant... ou l'histoire en photo de la ville du Havre et des Havrais avant la guerre...

Le Havre... toute l'histoire du Havre et des Havrais... avant le naufrage et les bombardements de 1944 ! Beaucoup de photos dans Le Havre d'aujourd'hui également...

09 juillet 2009

Nouveaux blogs

Un petit billet d'autopromotion...

Parallèlement à ce blog, j'ai aussi un site généalogique.

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Les personnes intéressées y trouveront mes données généalogiques mais aussi bon nombre d'actes paroissiaux et d'Etat Civil numérisés.

Depuis peu, j'y ai greffé deux blogs qui peuvent être consultés indépendamment du site même :

  • un blog (mais où les articles ne sont cependant pas datés mais référencés par catégories) pour présenter de vieilles photographies de famille : http://calotype.canalblog.com.
  • un blog (où les articles ne sont là-aussi pas datés, mais aussi référencés par catégories) pour présenter mes cartes postales : http://postcards.canalblog.com.

C'est surtout de ce nouveau blog dont je voulais vous parler dans ce billet, car je pense qu'il peut intéresser des personnes sans faire doublon avec le blog "Avant le naufrage". Sur ce nouveau blog, aucune explication, juste des vues livrées à l'état brut. Aucun scan de livres, que du "pur jus" maison avec des cartes postales réellement possédées. Accessoirement, c'est aussi pour moi un extraordinaire moyen d'archivage et de classement, car je me repère beaucoup mieux sur l'interface d'un site ou d'un blog que dans mes classeurs ! lol

A ceux qui y feraient un petit tour, bonne visite donc ! Les pages s'enrichiront chaque jour de nouvelles vues, le temps que je mette en ligne certaines cartes postales et que je scanne un paquet d'autres pas encore numérisées...

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27 juin 2009

Rencontre - Petit déjeuner avec Jean-Paul DUBOSQ

Ce matin avait lieu une rencontre petit-déjeuner avec Jean-Paul DUBOSQ, président de l'Association "Mémoire et Patrimoine, Le Havre 1939-1945", au foyer des aînés de la rue Saint-Just, à Bléville. Il était accompagné de Roger Soulieux, vice-président de l'association.

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Ils ont présenté leur association, leur but, leurs travaux et réalisations ainsi que leurs projets.

Une cinquantaine de personnes ont pu échanger avec eux autour d'un petit-déjeuner. Cette rencontre était organisée par le Comité Saint-Fiacre - Le Havre Pays de Caux, présidé par Dominique Prévost.

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Je pense que tous les participants ont été comblés.

Dan, Phyll, Geo et Jean-Michel et moi-même avons assisté à cette rencontre fort intéressante.

Au passage, Dan a pu évoquer la porte de la caserne Kléber, ce qui nous a permis de découvrir un autre blog havrais évoquant non pas la porte, mais la Cité Kléber ! Je vous invite à vous y rendre, car ce blog est passionnant... Vous y trouverez notamment beaucoup de photographies liées à cette cité. Sinon, les nouvelles à propos d'une possible destruction de la porte Kléber sont plutôt rassurantes, même si, comme le dit Dan, il faut rester vigilant...

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Demain, promis, je reprends mes posts sur le Prieuré de Graville.

28 mai 2009

La Chapelle Saint-Roch

Il y a de cela plus d'un an maintenant, je vous avais fait un petit historique du Square Saint-Roch...

Son histoire commence en 1587, soixante-dix ans après la fondation du Havre, lorsqu'un pré-de-santé est fondé sur un hectare de terre, à l'emplacement du futur square Saint-Roch. Ce terrain est clairement à l'extérieur de la ville du Havre, sur la commune d'Ingouville.

Ensuite, sous l'administration de Richelieu, on le destine aux pestiférés (au sens propre du terme...) En 1626, il est aménagé avec chapelle et bâtiments divers. "La chapelle Saint-Roch était pour les personnes attaquées du mal de la peste ; il y avait dans le pré plusieurs maisons pour les malades". Avec cette chapelle dédiée à la Vierge, les pestiférés ont leur propre lieu de culte. Ce pré fut pendant un siècle un voisinage que l'on redoutait...

Le temps passa... Le pré-de-santé Saint-Roch fut laissé à l'abandon à partir de 1669, devint cimetière en 1783. A partir de cette date, on recélèbra des offices religieux dans la chapelle Saint-Roch.

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A partir de 1854, on laissa de nouveau à l'abandon, le cimetière Saint-Roch qui n'avait plus de raison d'être avec la création du cimetière Sainte-Marie.

La chapelle, elle-aussi, ne sert plus à rien. On la démolit en 1861...

La photographie que je vais maintenant vous présenter est unique, je pense... Comme beaucoup de documents iconographiques présentés récemment, je l'ai découverte aux Archives Municipales du Havre. Elle date de 1860 ou 1861. Elle fut sûrement prise peu de temps avant la démolition de la chapelle.

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Cote de l'original aux AM : 7Fi121.

"Vue sur l'autel avec des gravats devant. A l'arrière, un retable encadré, à gauche, par une statue de la Vierge à l'enfant, à droite par un statue de Saint-Roch et son chien. En haut, à gauche, on aperçoit la charpente du toit mise à nu"... nous dit le site des Archives.

Une petite erreur néanmoins s'est glissée dans ce texte puisqu'il ne s'agit pas de Saint-Roch et de son chien, mais de Saint-Adrien et d'un lion. La statue de la Vierge, dite à la grappe, date du XVIe siècle, celle de Saint-Adrien du 17e... Elles sont toujours visibles aujourd'hui au Havre, restaurées (du coup, Saint-Adrien a récupéré son épée...) dans la Chapelle Saint-Michel d'Ingouville.

Les voici en photographies aujourd'hui, photos extraites d'un précédent billet sur la chapelle Saint-Michel d'Ingouville.

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25 mai 2009

Fest' Yves 2009 (2/2)

Suite et fin de mon reportage sur la Fest' Yves 2009. Toutes les photographies ont été prises hier après-midi.

D'abord quelques drapeaux...

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Et leur porte-drapeau...

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De jolis costumes à la pelle...

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Et j'ai gardé le meilleur pour la fin ! Merci mesdames...

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Ah bah non... il me restait un cliché !

Comme dirait Jérôme, pour certains, "la Fest'Yves, c'est binouse et non pas biniou..." lol

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24 mai 2009

Fest' Yves 2009 (1/2)

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Premier post d'une série de deux sur la Fest' Yves 2009... On y commémorait en plus cette année le centième anniversaire de l'Association des Bretons du Havre.

Comme souvent lorsque je fais ce type de reportage, le premier billet contiendra surtout des plans larges et des visions d'ensemble de cette fête, et celui de demain des photographies plus en détail, ainsi que des portraits...

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Premier cliché rue de la Crique... Je vous aurais bien dit, "là où j'ai fait mes classes", mais je m'abstiendrai !

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Place maintenant au défilé ! Tous les clichés qui vont suivre ont été prises au cours de celui-ci, dimanche après-midi.

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A demain pour la suite des photos !

23 mai 2009

Cambriolages dans la région havraise... la gendarmerie veille !

Avant-hier, grâce au concours d'André Devallière, j'ai pu vous présenter ce qu'était la Gendarmerie du Havre dans les années 30.

Outre les documents exposés dans ce billet, André m'avait envoyé deux autres photographies que je n'avais pas exploitées avant-hier. Je vais le faire aujourd'hui...

La première présentait un gendarme sur les pentes du Fort de Sainte-Adresse... Elle n'avait aucun rapport direct avec la Gendarmerie, si ce n'est qu'un gendarme était présent sur le cliché. Cependant, je trouvais ce cliché sympa, il permettait aussi de faire état de la proche proximité du Fort de Sainte-Adresse, fort qui revit depuis l'an passé avec la création des Jardins Suspendus...

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Le second cliché était bien plus intéressant encore et il est le point de départ de cet article. Il présente trois gendarmes autour d'un véhicule dégageant une grande impression de puissance. André m'a confié que les Brigades du Havre avaient été fort impliquées dans l'arrestation d'une bande de malfrats organisés dans le cambriolage d'envergure. La voiture (dont je ne connais pas la marque) leur appartenait...

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A gauche de l'auto, le Maréchal des Logis Valli et à droite, les gendarmes Brusseaux et Devallière. Au dos de l'auto, quelques dates évoquant un cambriolage sur Dieppe fin 1932...

Il ne m'en fallait pas plus pour essayer de retrouver trace de ce cambriolage dans la presse de l'époque... et notamment dans Le Petit Havre, quotidien fervent de faits divers en tout genre...

J'ai retrouvé ce cambriolage et j'ai pris des photographies des articles de presse. Malheureusement, la consultation de ces quotidiens ne peut se faire que sur microfilms et le rendu des photographies est de très piètre qualité... A chaque fois, je vous présenterai donc une photographie de l'article, mais je le retranscrirai pour faciliter la lecture sur le blog... (T'as vu Dan, je pense à toi !)

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Le cambriolage eut lieu le samedi 13 février 1932, à Dieppe, chez un artiste peintre nommé M. Boyenval. Voici ce que disait l'article paru dans le Petit Havre du lundi 15 février 1932 :
"Dieppe - Un coffre-fort enlevé - Un cambriolage a été commis, dans la nuit, à Dieppe, chez un artiste peintre, M. Boyenval. Après avoir cassé un carreau et ouvert une fenêtre, des malfaiteurs ont enlevé un coffre-fort pesant 230 kilos et contenant une centaine de milliers de francs de titres et de numéraire.
Le coffre, qui a été passé par une fenêtre a dû être emmené dans une camionnette."


Finalement, un simple entrefilet relatait le fait divers. Une semaine plus tard, le samedi 20 février 1932, l'article du Petit Havre était déjà plus conséquent.

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"Chronique régionale - Le coffre-fort volé à Dieppe est retrouvé à Oudalle - Nous avons signalé, dans notre numéro de lundi, que l'on avait volé à Dieppe, rue de Becquet, au cours de la nuit, un coffre-fort pesant 230 kilos et contenant environ 100.000 francs en titres et numéraire. Ce coffre-fort appartenait à M. Edouard Boyenval, artiste peintre.
Depuis, les gendarmes et la police mobile recherchaient et les voleurs et le coffre-fort.
Or, celui-ci a été retrouvé l'avant-dernière nuit par les gendarmes de Saint-Romain-de-Colbosc, dans une petite rivière, à Oudalle.
Le coffre-fort était défoncé et avait été, naturellement, vidé de son contenu. Il ne renfermait plus qu'une police d'assurance au nom de M. Boyenval.
La police mobile de Rouen poursuit son enquête."

L'enquête avancera tout doucement pendant plusieurs mois car, même si j'ai parcouru les journaux à la va-vite, je n'ai pas retrouvé de mention de ce cambriolage, ou d'avancée dans l'enquête jusqu'au jeudi 13 octobre 1932.

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"Les cambriolages de Dieppe - Deux arrestations ont été opérées au Havre - Sept cambrioleurs sont ainsi sous les verrous. Nous avons relaté l'arrestation d'une bande de cambrioleurs, la plupart Havrais, convaincus d'être les auteurs de nombreux cambriolages commis à Dieppe, ou dans la région.

Parmi ces cambriolages, il en fut un qui intéressa en son temps particulièrement notre région et dont on pense tenir les auteurs.

Le 13 février dernier, en effet, on constatait que des malfaiteurs audacieux avaient pénétré dans le logement d'un artiste peintre, M. Edouard Boyenval, habitant à Dieppe, rue du Becquet.

Ils avaient descellé et emporté un volumineux coffre-fort pesant environ 230 kilos et contenant une centaine de mille francs en titres et numéraire.

Or, quelques jours plus tard, on retrouvait le coffre-fort aux environs du Havre dans une petite rivière, à Oudalle. Il avait été défoncé et naturellement vidé de son contenu.

Les gendarmeries du Havre et de Saint-Romain, dirigées par M. le capitaine Desfontaines, de même que la police mobile de Rouen avec l'inspecteur principal Pélissier, et les services de la Sûreté du Havre, avaient fait de nombreuses mais vaines recherches.

Pourtant, cette affaire n'avait pas été laissée à l'abandon. Il y avait notamment trace d'une certaine camionnette qui ne manquait pas d'aiguiser les recherches policières.

Il y avait lieu surtout de surveiller les agissements de deux individus fortement sujets à caution qui pouvaient très bien n'être pas étrangers à ce cambriolage si hardi. Vinrent ces derniers jours les arrestations de Derrien, Leplat, Drouot et Veirante à la suite de la laborieuse enquête de la brigade de gendarmerie de Dieppe.

Elles furent suivies lundi d'une cinquième, celle de Marcel Lelièvre, âgé de 24 ans, et sans domicile connu, qui fut conduit devant M. Lévesque, juge d'instruction.

Après un premier interrogatoire d'identité, on laissa quelques repos à l'inculpé, qui venait du Havre.

L'après-midi, M. Lévesque interrogea Marcel Lelièvre sur le fond de l'affaire.

A 20 heures, Lelièvre quittait le cabinet de M. Lévesque pour y revenir une heure après. Ce n'est qu'à deux heures du matin que l'inculpé regagna la prison du Pollet.

Au cours de ces divers interrogatoires, M. Lévesque recueillit d'intéressants aveux, portant sur un vol commis à la maison Obot.

Marcel Lelièvre n'en est pas à son coup d'essai. Il y a un an environ, il fut condamné au Havre à deux mois d'emprisonnement pour cambriolage.

Il a précisé le rôle de ses "camarades" dans l'affaire Obot, à laquelle il participa lui-même.

M. le juge Lévesque, à la suite des différents interrogatoires qu'il fit subir aux inculpés, avait également eu son attention attirée par la présence au Havre des deux individus dont nous parlons plus haut. Il donna l'ordre de les rechercher et de les appréhender, quitte à les placer sous mandat d'amener.

Bien connus de la police secrète havraise, de la police mobile et de la gendarmerie, Marcel Pisiaux, né le 25 novembre 1907 au Havre, demeurant 36, rue Saint-Jacques, et Francis Armand Troly, né le 12 avril 1909, docker, ayant demeure rue des Poilus, rue Daguerre et ayant été commerçant dans le quartier Saint-Vincent, étaient appréhendés mardi par le maréchal des Logis chef Valy, les gendarmes Devallière et Brusseaux [ceux de la photo] et amenés au Parquet.

Ils y subirent simplement un interrogatoire d'identité. Ils seront aujourd'hui transférés à Dieppe, à la disposition du juge mandant qui a décerné contre eux un mandat d'amener et qui les interrogera à son tour sur le fond.

Cette laborieuse enquête a ainsi amené, à ce jour, sept arrestations parmi une bande qui a à son actif de très nombreux méfaits."

Deux jours plus tard, le Petit Havre faisait encore écho de ces arrestations et relatait les dernières avancées de l'enquête...

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"Les cambriolages de Dieppe - L'instruction concernant les cambriolages de Dieppe vient de faire un sérieux pas en avant."

En effet, dans le courant de l'après-midi de jeudi, l'inculpé Marcel Pisiaux, arrêté au Havre, comme nous l'avons relaté, ayant été habilement interrogé par la gendarmerie, "se mit à table" et narra dans ses détails le cambriolage chez M. Boyenval, entrepreneur de peinture, rue Pecquet, à Dieppe, opération effectuée sur les indications, a-t-il ajouté, de l'autre inculpé Derrien.

Ce fut Troly qui vint avec Pisiaux du Havre, dans la soirée du 13 février. On a su que Francis Troly, marchand de légumes et volailles, ayant fait par intermittence le marché de Dieppe le samedi était divorcé et sur le point de se remarier. Il y a une dizaine de jours, il avait vendu une auto [celle de la photo] et il est probable que cette voiture a servi aux opérations.

Arrivés vers 23 heures à Dieppe, Troly et Pisiaux rejoignirent Derrien et Leplat au café "Tout va bien", quai Henri IV, et où le rendez-vous était fixé. Après avoir pris une consommation, ils se dirigèrent, avec la camionnette, vers la maison Boyenval, où, rapidement, l'enlèvement du coffre s'effectua. Leplat et Derrien restèrent à Dieppe, tandis que les deux Havrais regagnèrenet leur ville. Ils s'arrêtèrent près de Saint-Romain, à Oudalle, où ils défoncèrent le coffre à coups de pioche, près d'une carrière. Pisiaux prit l'argenterie, les bijoux et les titres tandis que Troly gardait l'argent, soit 14.000 francs mais il devait y avoir plus.

Le partage du numéraire se fit aussitôt arrivés à Graville. Pisiaux a déclaré avoir jeté argenterie et bijoux dans un aqueduc et avoir reçu 2.800 francs en espèces. Les titres auraient été brûlés. Ceci semble douteux. Derrien serait venu quelques jours après chercher sa part et celle de Leplat. Il aurait reçu 5.000 francs pour les deux.

D'après Pisiaux, Troly aurait conservé le gros morceau.

A la suite de ces aveux, Pisiaux a été amené devant M. le juge d'instruction, à qui il a renouvelé ces aveux.

Dans le courant de l'après-midi, la reconstitution de cambriolage Lanbion s'est effectuée en présence des magistrats, des avocats et des enquêteurs. Derrien, Lelièvre et Drouot, ayant accompli ce cambriolage, ont renouvelé leurs aveux et précisé chacun leur rôle. Le partage du butin se fit dans la chambre de Derrien. Les clés du bureau et un carnet des assurances sociales furent jetés par eux au bassin Bérigny."

Ainsi se terminent ces récits sur ces cambriolages dans la région havraise et dieppoise au cours de l'année 1932. La Gendarmerie du Havre eut un rôle important dans l'arrestation des malfaiteurs. La photographie de ce gros véhicule que m'a envoyée André Devallière, avec en photo son père, le gendarme Brusseaux et le Maréchal des Logis chef Valli, fut prise le mardi 11 octobre 1932, juste après l'arrestation de Pisiaux et de Troly. La date figure encore au dos du cliché... Belle prise, et très joli souvenir.

Merci André de nous l'avoir fait partager...

21 mai 2009

La Gendarmerie du Havre, dans les années 30...

Aujourd'hui, je vais vous présenter un nouveau billet sur la Gendarmerie du Havre, gendarmerie qui était située place de la Gendarmerie, dans le quartier Notre-Dame.

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Cette gendarmerie fut achevée en décembre 1863, en lieu et place de l'ancienne prison, démolie en 1860 pour l'installer rue Lesueur. Elle était située dans le quartier Notre-Dame, entre la rue Beauverger et la rue J. Gruchet, et entre la rue des Remparts et la rue de la Halle. Dans Le Havre d'aujourd'hui , elle serait située en lieu et place du lycée Porte Océane. Très peu de documents circulent sur cette gendarmerie et la place qui se trouvait juste devant. J'ai déjà évoqué cette place dans plusieurs billets :

J'ai cependant de nouvelles précisions et documents à vous proposer sur cet édifice... Pour une fois, ils ne proviennent pas des Archives Municipales du Havre, mais des archives personnelles d'André Devallière, lecteur de ce blog, qui m'a apporté les documents et les explications qui allaient avec. Un grand merci à lui donc...

La Gendarmerie Nationale du Havre occupait une surface correspondant à un vaste rectangle jouxtant, sur toute sa longueur, la Place de la Gendarmerie, et s’ouvrant, en gros, au Nord.

Voici le croquis qu'André a fait... Il n’indique pas de cotes, faute de les connaître précisément...  La Gendarmerie occupait toute la longueur de la place. Les chiffres en rouge renvoient aux photographies présentées à la fin de cet article.

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Les bâtiments étaient construits en brique rouge-noir, traditionnelle dans l’Ancien Havre, organisés autour d’une cour centrale. Ils ne disposaient que d’une seule entrée, celle donnant sur la place.

Ces bâtiments étaient sans cave, des caveaux existant au niveau du rez-de-chaussée.

Deux rues encadraient cette construction, côté Est, la rue Beauverger, et côté Ouest, la rue J. Gruchet qui trouvait son prolongement dans la rue des Viviers au sud...

De part et d’autre de l’entrée, se trouvait un bureau.

Le long des deux rues précitées, on trouvait les bâtiments d’habitation des Gendarmes, sur deux étages, les logements étant répartis de part et d’autre d’un couloir central obscur, desservi en bout par un escalier assez large.

Ces logements étaient sans confort. Le chauffage était réalisé par une cuisinière à charbon fer et fonte (commune à l’époque, mais appartenant aux occupants), dans la pièce-cuisine, disposant d’un bain-marie pour y puiser de l’eau chaude (capacité : environ 3 à 5 litres). Il y avait l’électricité et l’eau sur l’évier. En général, les gendarmes disposaient de 2 ou 3 pièces d’habitation carrées en enfilade.

Les W-C à la turque étaient sur le palier et communs à l’étage, sans aucune pièce sanitaire.

Face à l’entrée, et côté sud de l’ensemble immobilier, on trouvait des écuries pour chevaux. Dans les années 30 où André vécu dans cette gendarmerie, ces écuries n'étaient plus utilisées puisque la Gendarmerie à cheval fut remplacée par de la Gendarmerie à pied vers 1925. Du coup, elles abritaient la voiture de fonction (et d’inspection) du Capitaine, mais aussi un cheval d’apparat (ou de "distraction"), à l’usage du Capitaine. A ce propos, André m'a raconté cette anecdote... En 1934 ou 1935, le Capitaine avait touché une Renault (bâchée) genre Primaquatre. Son chauffeur (l'Officier ne conduisant pas, selon la règle militaire) s'était extasié d'avoir atteint la vitesse de pointe de 104 km/h sur le plateau de Gainneville... Ce Capitaine en exercice dans les années 1928 à 1936 se nommait Desfontaines. C'était un homme de belle prestance, et apprécié de ses subordonnés. Il poursuivit ensuite sa carrière à Paris où il fut nommé Général.

En façade, donnant sur la place, on trouvait le logement de l’Officier commandant, avec vue aussi sur cour, et un jardinet attenant, côté Ouest.

Au centre, en carré, un jardin d’agrément ou décoratif relativement famélique. La cour était constituée de terre battue et gravier.

Deux bâtiments avaient été ajoutés ultérieurement (fin XIXe ou plutôt début XXe, par leur style et matériaux) pour y accueillir les Sous-Officiers : Adjudant-Chef et Chef (s) de Brigade (Maréchaux des Logis, en termes techniques). Ces bâtiments disposaient d’un relatif confort individuel.

L’un de ces deux bâtiments était situé dans un décrochement (au sud) ceint de hauts murs mitoyens, avec une courette sans soleil.

L’effectif se composait de :

  • Un Officier, le Capitaine, responsable de la Ville et de l’Arrondissement, avec ses Brigades locales.
  • Des Sous Officiers : un Adjudant-Chef, Adjoint du Capitaine et un (ou deux) Maréchaux des Logis.
  • 20 Gendarmes à pied. Ces derniers exerçaient une fonction de recherches, d’enquêtes, d’arrestations, de répression des délits, de recrutement, mais en aucun cas de police de la route ou de circulation en général (du moins, en ville). En gros : ils faisaient un travail policier. (J'en reparlerai dans un prochain billet).

Après cette description ô combien précise effectuée par André, voici maintenant quelques clichés datant tous des années 30.

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Photo 1

Alfred Marescaux, en premier communiant, dans la cour de la Gendarmerie (probablement en 1933). Derrière lui, on peut apercevoir la place de la Gendarmerie.

J'ai également très peu de photographies de cette place, hormis celles visibles dans les billets mentionnés plus haut.

Voici cependant plusieurs édifices, tels qu'ils étaient dans les années 30.

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Cet immeuble, appelé "roi du rhum" faisait l'angle de la rue Beauverger avec la place de la Gendarmerie. Charles Renault, un autre lecteur assidu du blog, y est né en 1931. Il m'avait envoyé deux photos d'avant-guerre du café de son papa... Il était situé au 18 de la rue Beauverger, juste à côté de la place. Sans doute André l'a-t-il aussi connu...

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Photo 2

Ce cliché date de 1930-1931. Comme celui qui va suivre, il présente différents chefs et gendarmes devant le bureau de la brigade. (Le personnage central était nommé Nectoux, et celui de droite prénommé Camille).

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Photo 3

Ce cliché date aussi de 1930-1931. Il présente la brigade presque au complet, avec de gauche à droite, Francel, Couture, Nectoux (adjudant), Michel, Devallière (le père d'André) et un sixième personnage non identifié.

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Photo 4

Ce cliché date de 1932-1933. On y retrouve Alfred Marescaux (le communiant du premier cliché), sa tante et André Devallière, assis, une canne sur l'épaule, signe d'une convalescence suite à la fracture d'une jambe... Les trois personnages posent dans le jardinet décoratif, situé au centre de la cour de la Gendarmerie. Tout au fond, on découvre les écuries pour chevaux évoquées plus haut...

Ainsi se termine ce reportage sur la Gendarmerie du Havre, telle qu'André l'a connue dans les années 30. Un grand merci à lui pour sa gentillesse, sa disponibilité et la confiance qu'il m'a accordée en m'envoyant ses précieux documents. Merci pour tout, ce fut un beau cadeau !

Merci aussi à Charles Renault de m'avoir envoyé les photographies du café de son papa.

Pour terminer, je préciserai que j'ai pris le parti de nommer les différents personnages  présents sur les photographies. Au cas où vous seriez sur ces photographies, ou descendants d'un des personnages et que le fait d'être nommé vous gêne, n'hésitez pas à me contacter. Et si cela ne vous gêne pas, vous pouvez aussi prendre contact avec moi, je pense qu'André en serait ravi et... ému.

Sources :
- Photographies personnelles et commentaires explicatifs d'André Devallière.
- Photographies personnelles de Charles Renault.

16 mai 2009

Les Abattoirs du Havre, en construction... (4/4)

Comme promis régulièrement depuis une semaine, voici la suite (et fin) des photographies des Abattoirs du Havre en construction, en 1893.

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Cote de l'original aux AM : 8Fi30.

Bâtiment de l'administration.

Vue sur le bâtiment de l'administration en cours de construction. Sur la droite, des matériaux sont entreposés.

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Cote de l'original aux AM : 8Fi31.

Vue d'un bâtiment des échaudoirs.

Vue sur un bâtiment des échaudoirs terminé.

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Cote de l'original aux AM : 8Fi32.

Vue d'ensemble des abattoirs et du marché.

Vue plongeante sur les bâtiments des échaudoirs et bouveries prise du bâtiment des brûloirs. Au second plan, le bâtiment du Marché aux bestiaux en cours de construction. En arrière-plan, les mâts des bateaux amarrés du bassin Bellot.

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Cote de l'original aux AM : 8Fi33.

Vue des triperies, pendoir et porcheries.

Vue sur le bâtiments des triperies, pendoir et porcheries en cours de construction : il reste une partie du toit à recouvrir et les huisseries à installer.

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Cote de l'original aux AM : 8Fi34.

Echaudoirs.

Vue sur des bâtiments des échaudoirs terminés. Au second plan, un bâtiment administratif.

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Cote de l'original aux AM : 8Fi35.

Vue des échaudoirs et bouveries, côté chemin Petite-Eure

Vue sur les bâtiments des échaudoirs en cours de finition. Au premier plan, des échafaudages avec deux ouvriers qui posent.

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Cote de l'original aux AM : 8Fi36.

Bâtiments du brûloir, porcheries et triperies.

Vue sur le bâtiment du brûloir, porcheries et triperies achevé.

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Cote de l'original aux AM : 8Fi37.

Hall aux moutons.

Vue de l'intérieur du bâtiment en cours d'installation. De la neige est au sol.

Les Abattoirs du Havre furent achevés en 1893. Voici quelques cartes postales qui présentent les abattoirs une fois terminés.

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Sources :
- Photographies numériques d'après originaux déposés aux Archives Municipales du Havre : cotes sous chaque photographie. Les textes sous les photos sont ceux des index, tels qu'on peut les trouver sur le site des Archives.

15 mai 2009

Naissance du petit dernier... un chinchilla !

Avant de reprendre mes billets sur les Abattoirs du Havre, je tenais à vous faire part de la naissance de mon dernier petit rejeton : un bébé chinchilla !

Je sais, je suis complètement hors-sujet par rapport à la thématique du blog, mais c'est si mimi ! lol

Et mes filles me demandent sans cesse "pourquoi il n'y a pas de photos des chinchillas sur ton blog ???" Bah, ouais, pourquoi ? Alors, comme Phyll, je me fais (et leur fais) plaisir : "De toute façon, je fais c'que j'veux !"

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Promis, demain, je me remets au boulot et je redeviens sérieux...

10 mai 2009

Le Havre, la passion du Sport...

Petite pause dans mes billets sur les Abattoirs du Havre afin de publier quelques photos prises samedi, lors du Week-End de la Glisse 2009.

C'était complètement renversant !!!

Plein de rencontres inattendues, notamment un bon nombre de blogueurs havrais : Anne, Corinne, Dan, Yllen, Jean-Marc, Thierry... Je vous invite à aller faire un tour sur leurs blogs pour voir leur photo !

Au delà de ces personnes, j'ai aussi vu de jeunes tagueurs ! Impressionnant !

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Et voici le résultat...

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Il y avait bien sûr des riders et des bikers !!! (Spéciale dédicace pour Marie-Loup). En french dans le texte, des gens qui faisaient du rollers (euh, du patins à roulettes !) et d'autres du vélo (BMX pour les puristes)... Les photos ne sont pas top, mais je devais être scotché par ce que je voyais, j'en ai finalement pris très peu...

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D'autres activités étaient "offertes" aux enfants...

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Sans doute ces jeunes enfants préparent-ils déjà des sauts bien plus impressionnants... en parachute, avec atterrissage sur la plage.

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Complètement renversant, non ?

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C'est un peu triché, mais on voit mieux comme ça...

On peut le dire, ce week-end, "Le Havre, la passion du sport" était un slogan on ne peut plus vrai !

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