27 juin 2009
Rencontre - Petit déjeuner avec Jean-Paul DUBOSQ
Ce matin avait lieu une rencontre petit-déjeuner avec Jean-Paul DUBOSQ, président de l'Association "Mémoire et Patrimoine, Le Havre 1939-1945", au foyer des aînés de la rue Saint-Just, à Bléville. Il était accompagné de Roger Soulieux, vice-président de l'association.
Ils ont présenté leur association, leur but, leurs travaux et réalisations ainsi que leurs projets.
Une cinquantaine de personnes ont pu échanger avec eux autour d'un petit-déjeuner. Cette rencontre était organisée par le Comité Saint-Fiacre - Le Havre Pays de Caux, présidé par Dominique Prévost.
Je pense que tous les participants ont été comblés.
Dan, Phyll, Geo et Jean-Michel et moi-même avons assisté à cette rencontre fort intéressante.
Au passage, Dan a pu évoquer la porte de la caserne Kléber, ce qui nous a permis de découvrir un autre blog havrais évoquant non pas la porte, mais la Cité Kléber ! Je vous invite à vous y rendre, car ce blog est passionnant... Vous y trouverez notamment beaucoup de photographies liées à cette cité. Sinon, les nouvelles à propos d'une possible destruction de la porte Kléber sont plutôt rassurantes, même si, comme le dit Dan, il faut rester vigilant...
Demain, promis, je reprends mes posts sur le Prieuré de Graville.
14 avril 2009
Rencontre - Petit déjeuner avec Jean-Paul DUBOSQ
Je relaie ici une information parue sur le blog de l'Association pour la promotion de Bléville - Dollemard.
Le samedi 27 juin, à 9 heures, M. Jean-Paul DUBOSQ, président de l'association "Mémoire et Patrimoine : Le Havre 1939/1945" viendra évoquer ses recherches et travaux concernant l'histoire du Havre, et en particulier pendant la seconde guerre mondiale, ainsi que ses projets. Tout cela se passera au foyer club des aînés, rue Saint-Just, à Bléville, autour d'un petit déjeuner...
Si vous êtes intéressés, vous pouvez vous inscrire directement sur le blog de l'association, en cliquant sur ce lien : Petit Déjeuner avec M. Dubosq, ou directement en téléphonant à Dominique Prévost, président de l'association au 06.21.28.56.14.
3 euros de frais de participation vous seront demandés, à règler sur place.
24 septembre 2008
L'abri chirurgical de l'Hospice Général (2/2)
Avec un peu de retard, je termine mon article commencé dimanche sur l'abri chirurgical de l'Hôpital Flaubert.
Cet abri a été nettoyé et remis en valeur en 1994, par les Services Techniques du Groupe Hospitalier Havrais, et l'aide de bénévoles de l'association Mémoire et Patrimoine Le Havre 1939-1945. Ce travail a notamment été possible grâce aux recherches et l'investissement personnel de Jean-Paul Dubosq.
Lors de l'inauguration, le 20 décembre 1994, une plaque à la mémoire des personnes qui ont oeuvré en ces heures tragiques de septembre 1944 est apposée au-dessus de l'entrée ouest de l'abri.
Dix ans plus tard, le 19 septembre 2004, on inaugure un marbre gravé en reconnaissance du travail réalisé par les secouristes, les infirmiers (ères), les religieux (euses), mais également en mémoire des 5.126 victimes civiles des bombardements au Havre entre 1940 et 1944. La salle où il est apposé devient alors une véritable "chapelle ardente" afin de conserver la trace de leur sacrifice.
Comme le souligne le guide de la visite, rédigé par les membres de l'association, "une pensée à toutes celles et ceux dont la violence des bombardements a brisé la vie et aux victimes innocentes qui ont été apportées dans cet abri pour y être soignées, dans des conditions de souffrance horribles" est demandée à ceux qui pénètrent en ces lieux...
"Hommage aussi aux secouristes, personnel soignant, religieux ayant oeuvré sans relâche pour transporter, soigner, réconforter les Havrais pris dans la tourmente de septembre 1944"...
J'ai "emprunté" cette photo à Phyll qui a aussi rédigé un article sur cet abri, car sur la mienne, l'inscription sur la plaque n'était pas visible...
Brassard et casques de la Défense Passive et de la Croix Rouge.
Hommage aux Equipiers Nationaux tombés lors des bombardements du 5 septembre 1944. Le panneau fut placé directement sur les ruines du "Guillaume Tell", lieu où périrent ces malheureux. A propos de ce sinistre événement, vous pouvez aussi lire ce billet.
Une fois ressorti de cette chapelle ardente, on accède à une nouvelle salle où se trouvent exposés un groupe électrogène et un tableau électrique...
Dans cette même pièce se trouve une cheminée de ventilation et d'évacuation des gaz, avec son échelle métallique d'accès.
Par cette cheminée, les personnes présentes dans l'abri entendaient les avions voler au-dessus de la ville et les bombes tomber à proximité... Cette cheminée est toujours visible à l'extérieur de l'abri. Elle est située dans l'enceinte de l'Hôpital Flaubert, non loin du pavillon de la Direction.
Enfin, pour finir, dernière pièce de cet abri, les sanitaires, qui, si elles sont inutilisables aujourd'hui, étaient indispensables à l'époque...
21 septembre 2008
L'abri chirurgical de l'Hospice Général (1/2)
Journées du Patrimoine obligent, et compte tenu de mes précédents billets sur l'Hôpital Général et sur le siège du Havre pendant la Seconde Guerre Mondiale, j'ai eu particulièrement envie ce week-end, d'aller visiter l'abri chirurgical souterrain de l'Hôpital Flaubert.
Cette manifestation était organisée par l'Association Mémoire et Patrimoine Le Havre 1939-1945. Tous les documents présentés sont soit des photos prises directement sur les lieux, soit des extraits de l'ouvrage de Jean-Paul Dubosq, membre fondateur de cette association : Le Havre 1939-1944, les abris sanitaires civils et allemands, Editions Bertout, Luneray, 1992.
Cet abri sanitaire fut construit sur décision de la Ville du Havre dès le début de l'année 1942. Les travaux furent réalisés par les Entreprises Grieu et Colboc. Il sera opérationnel en 1944, bien qu'équipé sommairement.
Il avait deux entrées situées à l'époque dans le mur de soutènement à l'est de la buanderie, détruite depuis (à l'ouest de l'actuel bâtiment de la direction).
Sur cette photographie datée du début de la fin des années 80, la seconde entrée du souterrain-abri se trouve derrière les parpaings sur la palette. On aperçoit devant le bâtiment de la direction le dernier vestige de la ferme où fut édifié l'Hôpital de 1669. Ce bâtiment n'existe plus aujourd'hui...
Voici le plan d'ensemble de l'Hôpital et la localisation de l'abri chirurgical.
Et maintenant, le plan de cet abri, construit selon le modèle des abris chirurgicaux de la Défense Passive. Il possède une galerie principale d'une longueur de 30 m. environ, parallèle au mur de soutènement. Celle-ci est reliée avec l'extérieur, par deux galeries plus petites, longues de 20 m. environ, possédant chacune une chicane anti-souffle.
Dix alvéoles, réparties de chaque côté de la galerie principale, ont les fonctions suivantes :
- une, pour les sanitaires ;
- une, abritant un groupe électrogène Renault prévu pour alimenter l'abri en énergie de secours (éclairage, appreil de radiologie, charge des accumulateurs 24 V). L'alimentation normale était assurée par un branchement sur le réseau public ;
- une, pour une réserve d'eau de 5 mètres cube ;
- deux, pour les soins et opérations de première urgence ;
- cinq, servant de chambre, dans lesquelles étaient disposés des ensembles de trois lits superposés.
D'autres châlits étaient alignés dans le couloir principal, augmentant ainsi la capacité de l'abri à 120 personnes environ. Ils avaient été fabriqués par l'entreprise de menuiserie Le Petit.
Le couloir principal.
Des panneaux "Zone infectée" furent disposés à l'entrée des abris chirurgicaux après la libération par les services sanitaires, afin d'interdire leur accès, au risque d'épidémies. Ceux-ci furent trouvés dans l'abri du Mont-Joly.
Une chambrée pour convalescents : douze personnes y étaient alitées...
Du matériel divers exposé dans cet abri : outils médicaux et chirurgicaux, désinfectants, masques à gaz...
Reconstitution d'une salle d'opération... C'est dans des lieux comme celui-ci que furent sauvés nombre de personnes grâce au courage et au dévouement d'une poignée d'hommes et de femmes, chirurgiens, docteurs, secouristes... Toutefois, aucune comptabilité n'ayant été tenue, on ne peut chiffrer ce nombre.
Les personnes ayant communiqué leur témoignage à Jean-Paul Dubosq ont en commun le souvenir d'un couloir éclairé par quelques lampes donnant une lueur blafarde, les gémissements, râles et pleurs des blessés, une chaleur étouffante et une odeur insupportable...
Un appareil de stérilisation.
Je poursuivrai le récit de cette visite demain, en parlant essentiellement des secouristes, infirmiers (ères), religieux (euses) qui oeuvrèrent dans cet abri chirugical...
Les textes de cet article doivent beaucoup à l'ouvrage de Jean-Paul Dubosq mentionné plus haut, ainsi qu'à la plaquette "Guide de la visite" distribuée à l'entrée de l'abri...
Vous pouvez compléter ce billet en allant faire un tour sur le blog de Phyll qui publie également aujourd'hui un article sur cet abri chirurgical... C'est ici. Il a notamment des photos complémentaires des miennes... Bonne visite !

































