Le Prieuré de Graville, un monument dans l'Histoire (3/8)
Comme promis hier, je vais vous faire pénétrer aujourd'hui dans les murs du Musée du Prieuré afin de vous faire découvrir l'exposition "Le Prieuré de Graville, un monument dans l'Histoire".
En déambulant dans les différentes salles de cette exposition, j'ai eu l'occasion de prendre un maximum de photos (près de deux cents...), mais volontairement, je ne vous en présenterai qu'une dizaine, et ce, pour deux raisons !
La première, c'est que beaucoup des documents exposés, sont présentés dans des cadres, à travers des vitres... qu'il s'agisse de plans, de cartes, de lettres, de papiers officiels, de photographies, d'estampes ou d'autres aquarelles ! Vu l'éclairage direct dans les salles d'exposition, les clichés sont de piètre qualité, avec beaucoup de reflets et les exposer sur ce blog n'aurait aucun intérêt, ni esthétique, ni pratique car ces vues ne seraient guère exploitables... En voici néanmoins un exemple.
La seconde, c'est qu'en écrivant ces billets, j'aimerais vous inciter à délaisser votre ordinateur, et vous donner l'envie de vous rendre à cette exposition. Or, si je vous montrais tout, j'obtiendrai peut-être l'effet inverse de celui escompté...
J'ai donc sélectionné quelques clichés représentatifs de ce que l'on peut trouver, sans vous noyer sous les images.
En pénétrant dans ce lieu, le premier sentiment que j'ai eu était celui de changer d'époque... Voici la pièce principale du musée. Je ne m'attarderai pas sur cette croix car j'y reviendrai dans un autre billet. Comme vous le voyez, beaucoup de pièces d'exposées...
Les organisateurs de cette exposition ont su coordonner architecture des lieux, photographies et statues... le balisage est clair et explicite.
A propos de statue, en voici trois...

Une Vierge couronnée, provenant peut-être de Dol. Elle est inspirée des vierges du XIVe siècle.
Une Vierge assise à l'enfant, provenant de Tresson, dans la Sarthe.
Une statue unique (en fait, Elisabeth Leprêtre disait qu'il y avait un seul équivalent connu, appartenant au Musée du Louvres) par sa pause agenouillée et le fait qu'elle allaite. Elle date du XIVe siècle et la pause utilisée est directement liée à l'épidémie de la Grande Peste qui frappa l'Europe au XIVe siècle.
Des sceaux sont aussi présentés. Ici, ceux du Prieuré Sainte-Honorine de Graville à travers différents époques : 1384, 1474 et 1718.
Là, le sceau de la famille Mallet (1293), celui de Jean Mallet (1293) et encore le sceau du Prieuré Sainte-Honorine de Graville (1689). On constate qu'on retrouve souvent les trois fermaux des armoiries des Mallet, même quand ceux-ci ne sont plus seigneurs de Graville...
Une salle est consacrée aux différentes guerres et aux bombardements qu'a connu le Prieuré de Graville. L'église a par exemple perdu sa tour Nord pendant la guerre de Cent Ans, sa tour Sud en 1563 pendant les guerres de religion, sans oublier les terribles bombardements de la seconde guerre mondiale.
Les salles basses du Prieuré sont également accessibles... dans l'une d'elles, on trouve cette très belle statue, le reste de la pièce étant consacrée à la Statue de la Vierge Noire. J'y reviendrai dans un prochain billet...
Enfin, la dernière pièce que vous visiterez aujourd'hui est sans doute la plus belle (enfin, à mes yeux) : c'est la crypte. Malheureusement, pour des problèmes de sécurité, elle est inaccessible. On peut juste l'admirer à travers une grille en fer forgée qui en barre l'accès...
J'attends une confirmation (ou une infirmation) d'Armelle Bellet, attachée de Conservation au Musée du Prieuré de Graville, mais il se pourrait que j'ai retrouvé dans cette crypte "ma" fameuse plaque commémorative du massacre des frères Raoulin, celle en cuivre, évoquée par Julien Guillemard dans son "Esprit du Havre"...
Voilà tout pour ce soir... Demain, retour sur cette fameuse statue de la Vierge Noire.











