Avant le naufrage... ou l'histoire du Havre d'avant

L'histoire du Havre et des Havrais... avant le naufrage !

28 juin 2008

Un petit coup de pub pour 1 costard pour 2...

Aujourd'hui, petite digression...

Je ne vais pas vous parler du Havre d'avant, mais de musique et d'un groupe havrais bien de notre époque.

Samedi dernier avait lieu la Fête de la musique. N'aimant pas particulièrement la foule, j'avais décidé de fuir les rues piétonnes pour aller écouter de la musique bassin Vauban, devant la péniche Andante (voir à ce propos les superbes photos sur le blog d'Yllen...). Ce cadre plutôt champêtre était propice à l'écoute et à la découverte de nouveautés musicales, et je dois dire que j'ai été servi...

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Un groupe havrais nommé 1 Costard pour 2 s'y produisait et je suis tombé sous le charme. Sous le charme du joli brin de voix emprunt d'humour de Thomas Louise, auteur compositeur et interprète de la formation. Sous le charme de la clarinette de Julia Grapin aussi. Et sous le charme des solos guitare de Marc Costard enfin...

1 costard pour 2, avec un tel nom, on pourrait croire que ce n'est pas confortable mais ne nous fions pas à l'habit du moine. Ce groupe, issu des vagues havraises, n'a pas besoin de tailleur pour voler de ses propres ailes. Les membres du trio ne manquent jamais une occasion de revendiquer leurs origines normandes avec des chansons évoquant Le Havre, l'esprit marin ou encore leur enfance.

Les textes mêlent engagement, humour et rythmes acoustiques, parlent du temps qui passe, du monde qui nous entoure. 1 costard pour 2 cherche à nous emmener dans un monde réaliste auquel une pointe d'utopie ne peut pas faire de mal.

Ils trouvent leur inspiration du côté de Brel, Brassens ou les Têtes Raides pour les textes, et flirtent aussi souvent avec l'ambiance musicale de Thomas Fersen ou encore Loïc Lantoine.

Après avoir sillonné les scènes normandes et de Navarre, le groupe a acquis une notoriété scénique qui charme ses spectateurs. En effet, la scène devient vite le terrain de jeu préféré de Thomas Louise. C'est en passant de la tendresse au rire, du grincement de dents au sourire que le costard a développé l'enthousiasme du public.

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La presse a également taillé un joli costard au groupe en ayant des critiques élogieuses dans plusieurs journaux comme Chorus, Ouest France et Bazart, à l'occasion d'un premier album 7 titres, Pourvu qu'on ait l'ivresse, sorti en 2006.

Grâce au succès de ce premier maxi et de leurs prestations scéniques, le groupe sortira son premier album 12 titres Propre sur soi en septembre 2008.

Le groupe est soutenu par Le Cabaret Electric (SMAC du Havre) où il a pu revoir son travail scénique en résidence de janvier à mai 2008. La salle les accompagne également dans la promotion de l'album.

Le groupe reçoit également un soutien financier de la Ville du Havre et bénéficie de la bourse Envie d'agir du Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Si le coeur, ou la curiosité, vous en disent, 1 costard pour 2 se produira ce soir pour la dernière fois au Havre avant la sortie de leur album en septembre 2008. Cet ultime concert aura lieu à 19 h 30, à l'Epicerie Culturelle, au 91, avenue René Coty.

Une souscription pour l'album Propre sur soi, au prix préférentiel de 10 €, y sera possible.

Venez nombreux les encourager...

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Fin de la digression. Demain, promis, retour aux articles du Havre d'avant...

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27 juin 2008

Le Kursaal

Le Kursaal fut la première salle digne de ce nom à s'installer dans le centre-ville. Elle ouvrit ses portes en 1912 au 22, rue de Paris. D'une capacité de 1000 places, elle appartenait à la Société Gaumont.

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Sur cette vue, on reconnaît l'entrée du Kursaal grâce à sa verrière. La photographie date de la première guerre mondiale, vraisemblablement vers 1915.

"Cette salle de quartier n'avait pas un hall d'entrée à la mesure de sa capacité, nous disent Max Bengtsson et Gilbert Betton dans leur ouvrage Centre Historique du Havre, quartiers Notre-Dame et Saint-Joseph. Il disposait d'un balcon que les habitués appelaient "la poulaille".
Celui-ci était fréquenté par une population de gais lurons, pas toujours respectueuse des bonnes règles. On fumait, on discutait bruyamment, on sifflait durant les actualités, on jetait des boulettes de papier, certains même poussaient la plaisanterie à cracher sur les gens du parterre.
Cette salle était fréquentée en majorité par les habitants des quartiers Notre-Dame et Saint-François. Très populaire, l'établissement faisait recette malgré la mauvaise réputation dont on l'affublait.
C'est dans ce cinéma que les premiers films de Charlot et du Kid furent visionnés en 1915. C'est également dans cette salle que les premiers longs métrages comme Rouletabille ou Le mystère de la chambre jaune de Maurice Tourneur remplirent la salle durant plusieurs semaines.
En 1929 fut présenté, en exclusivité et pour la première fois au Havre, un film parlant.

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C'est fin 1938, que des films en couleur venus des U.S.A., apparaissent sur les écrans des cinémas havrais dont le Kursaal (King-Kong, La fille du bois maudit, Frankenstein...)."

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Sur cette photographie tirée du même ouvrage, on peut découvrir l'intérieur du Kursaal.

Pendant la seconde guerre mondiale, à partir du 21 mai 1940, les mauvaises nouvelles du front font fermer leurs portes aux cinémas havrais. Et le Kursaal n'échappe pas à la règle... Même si quelques cinémas vont rouvrir portes en juillet et août de la même année, le Kursaal reste fermé jusqu'à sa destruction lors des bombardements de la nuit du 5 au 6 septembre 1944.

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On découvre ici les restes du Kursaal après le passage des raids alliés. Dans le fond, on distingue la façade bien abîmée de l'église Notre-Dame, future cathédrale.

Le 12 octobre 1960, à peu près au même endroit, au n°28 de la rue de Paris, un nouveau Kursaal ouvrira ses portes. Cette fois-ci, la salle n'avait plus de balcon... malheureusement, elle ne fit pas les mêmes recettes qu'avant-guerre. Ce Kursaal fermera définitivement ses portes quelques années plus tard.

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26 juin 2008

Naissance d'un nouveau blog...

Un petit billet très court pour annoncer la naissance d'un nouveau blog photographique sur Le Havre. Il s'agit du blog de Jim Dalibert. On peut le trouver à cette adresse Regard sur Le Havre.

Je trouve que c'est graphiquement très réussi, alors n'hésitez pas à aller y jeter un petit coup d'oeil...

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22 juin 2008

Le Théâtre-Cirque

A la demande d'un jeune lycéen qui a choisi de réaliser pour son bac l'an prochain un film portant sur le cinéma au Havre, j'éditerai régulièrement, au fil de mes trouvailles, des documents iconographiques sur les cinémas havrais d'avant-guerre. Ces clichés lui serviront à illustrer son propos. Si vous-aussi, vous avez ce type de documents en stock, n'hésitez pas à me contacter par l'intermédiaire du blog.

Aujourd'hui, petit article sur le Théâtre-Cirque...

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Construit en 1879 sur les plans de l'architecte Emile Bénard, le Théâtre Cirque était une grande salle de spectacle de 1300 places.

Aménagée en cirque Rancy à partir de 1886, elle fut finalement inaugurée le 29 mai 1887.

Située au 123, boulevard de Strasbourg, le Théâtre-Cirque vit les cirques de passage dans notre ville s'y installer, parfois pendant un mois complet.

A partir de 1907, le Théâtre-Cirque commença à donner régulièrement des représentations cinématographiques. Le 19 août de la même année, la direction du Théatre-Cirque prévient le public qu'elle vient de traiter avec la Société OMNIA pour l'exploitation exclusive des films Pathé. A partir de cette date, on parlera de cet établissement comme du Théâtre Cirque Omnia, ou de l'Omnia Pathé...

Cet établissement fait partie des trois salles de cinémas havraises qui fonctionnent quotidiennement en 1914.

Le 19 février 1922, sur les coups des 2 heures du matin, un important incendie ravage le Théâtre-Cirque. "L'incendie a pris dans les dépendances, sous la scène, près de la fosse d'orchestre et s'est rapidement propagé à toute la salle. Au matin, l'édifice n'est qu'un monceau de ruines", nous dit Jean Legoy dans son ouvrage Hier, Le Havre, tome II. Il ne sera jamais reconstruit.

Les locaux de l'actuelle U.C.J.G. furent construits à l'emplacement du Théâtre-Cirque.


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21 juin 2008

Le kiosque à musique

En ce samedi 21 juin 2008, jour de la Fête de la Musique, je ne pouvais laisser passer l'occasion de parler d'un lieu de l'ancien Havre chargé d'histoires musicales... Je veux bien sûr parler du kiosque à musique du jardin de l'Hôtel de Ville.

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Edifié en 1898, ce kiosque se situait face à l'ancien Hôtel de Ville, en plein centre du jardin. De nombreux concerts en plein air y étaient donnés par différentes fanfares et harmonies, notamment le dimanche.

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Cette carte postale témoigne du grand nombre d'auditeurs qui se déplaçaient pour assister à ces concerts gratuits.

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Cependant, malgré un succès musical qui ne s'est jamais démenti, le kiosque à musique fut démoli en 1921, à cause notamment des nuisances provoquées par la circulation automobile autour du jardin. On édifia à la place une statue de François Ier...

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08 juin 2008

La gare du Havre, vers 1900...

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Cette vue du début du siècle dernier présente la Place de la Gare et le Boulevard de la République, appelé aujourd'hui, Cours de la République. On peut admirer la vie qui régnait à cet endroit, réputé pour être dangereux. Voitures à bras, tramways, chariots et piétons s'y entrecroisent... Sur la place, devant la gare d'arrivée, les cochers de place attendent.

Cette 'nouvelle' gare du Havre fut construite à partir de 1881. Son érection fut décidée quelques années plus tôt, notamment parce que le premier débarcadère, construit en 1847 se révélait insuffisant.

En 30 ans, la ville s'est considérablement agrandie, sa population a doublé et le trafic ferroviaire a augmenté de manière exponentielle. Les voies et les trains, en nombre insuffisant, ne peuvent plus absorber ce trafic saturé.

A cause de problèmes de voirie, notamment du côté de la rue Magellan, qui retardèrent l'achèvement de l'édifice, la gare fut livrée en deux temps. La gare d'arrivée fut mise en service le 16 février 1882 tandis que la gare de départ ne sera opérationnelle qu'en 1883.

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La gare d'arrivée

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La gare de départ

Cette gare, dite 'nouvelle' pendant un certain temps ne le restera pas très longtemps... En effet, dès 1920, elle ne répond plus aux exigences d'un trafic ferroviaire qui a triplé au cours des dix dernières années. Elle fut finalement démolie en 1931, après cinquante ans de bons et loyaux services. Elle laissa la place à un nouvel édifice, plus moderne et fonctionnel, construit suivant les plans de l'architecte Henri Pacon.

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Cet édifice existe encore aujourd'hui. Cependant, les alentours ont beaucoup changé, à commencer par la tour de l'horloge, qui, à la fois parce que fragilisée par les bombardements de 1942, mais aussi pour permettre le prolongement du boulevard de Strasbourg, sera détruite au début des années 1970.

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26 mai 2008

I have a dream...

I have a dream...

J'ai un rêve, celui de déambuler dans Le Havre d'avant...

J'ai reçu aujourd'hui un travail d'Eric Chardine, autodidacte passionné d'infographie et d'images de synthèse depuis plusieurs années. Il s'est amusé à modéliser en 3D l'Hôtel de ville du Havre, et notamment celui détruit durant la seconde guerre mondiale. "En cette année de célébration des 50 ans d'un chef d’œuvre de "l'architecture PERRET", il me semblait amusant d'escamoter le principal intéressé au profit de son illustre prédécesseur", me dit-il.

Ce petit exercice de style pose aussi la question : Et si la guerre n'avait pas fait disparaître le Vieux Havre quel visage aurait la ville aujourd'hui ?

Avec des si... vaste sujet déjà évoqué sur ce même blog dans cet article.

Avec son autorisation, je vous livre son travail. Pour en profiter pleinement, cliquez sur l'image...

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Félicitations pour ce merveilleux travail, Eric. Et merci d'en avoir fait profiter le blog.

Au passage, je m'excuse encore une fois auprès de mes fidèles lecteurs pour les avoir délaissés ces dernières semaines. Je vois enfin le bout du tunnel et je prévois une reprise active d'ici la semaine prochaine.

A bientôt

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22 avril 2008

Montée du HAC en Ligue 1

Ce soir, le H.A.C a validé son ticket pour la Ligue 1 de football professionnel. Il ne reste plus que le titre de Ligue 2 à aller chercher, ce qui sera peut-être fait dans les semaines à venir.

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Cependant, cette accession à l'ancienne première division de football n'est pas une première dans l'histoire du club. De même, en cas de titre cette année, Le Havre Athlétic Club obtiendrait le record absolu de titre en deuxième division, puisque ce serait le cinquième de son histoire.
Pour fêter dignement cette montée, mais rester dans l'esprit du blog, à savoir l'Histoire du Havre et des Havrais avant les bombardements de 1944, je suis allé rechercher des traces du glorieux passé du club doyen avant guerre.
La première montée du HAC dans l'élite du football professionnel eut lieu en 1938. Il y eut bien sûr plusieurs titres, y compris en première division, au début du XXème siècle, mais nous ne les prendrons pas en compte puisqu'à l'époque, on ne parlait pas de football professionnel, et seulement une dizaine d'équipes, lors des années fastes, se disputaient le titre. Le premier championnat de France professionnel fut disputer lors de la saison 1932-1933. Vingt équipes, réparties en deux groupes de dix se disputaient alors le titre suprême. Et, le HAC n'en faisait pas partie...
Comme dit précédemment, la première accession du HAC à la première division de football eut lieu au terme de la saison 1937-1938. Un peu comme cette année, le HAC s'adjugea la montée plusieurs journées avant la fin du championnat. Le titre fut obtenu en même temps, tant l'équipe du HAC survola ce championnat. A l'époque, on ne parlait pas encore de première et deuxième divison, encore moins de Ligue 1 et Ligue 2, mais d'une division nationale, et d'une division interrégionale.

Voici la Une du Petit Havre le vendredi 13 mai 1938, au lendemain de cette accession et de ce premier titre de Champion de France de ce qui deviendra la deuxième division...

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Excusez la piètre qualité de ce document, mais il est tiré d'un microfilm disponible aux Archives Municipales du Havre, mais photographié en positif, c'est-à-dire en blanc sur fond noir...

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Le HAC obtint le titre après une victoire 7 buts à 1 face à Caen, tout un symbole pour les passionnés de football aujourd'hui !


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Devant la difficulté à lire ces documents, je vous les ai retranscrits.

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Le Petit Havre - Vendredi 13 mai 1938

LA VIE SPORTIVE

Le H.A.C. est CHAMPION de FRANCE (division interrégionale)

Par 7 buts à 1, le H.A.C. a battu Caen.
Il est désormais sûr du titre et de l'accès en Division Nationale.

Quelle foule, hier soir, à la Cavée... 7.500 personnes pour le moins. 63.000 fr. de recette. Un succès inespéré pour un jeudi soir ! L'an dernier, au Havre, un dimanche, ce match n'avait pas réuni les deux tiers de cette somme.
Le H.A.C. a mis le point final à sa saison brillante, sans se soucier de ce qui lui reste à faire - et cependant, il entend terminer en beauté - il a assuré, voire affermi sa position de leader.
Battre Caen par 7 buts à 1, c'est un triomphe magistral, mais aussi inespéré pour ceux qui, comme nous, suivent de près les évolutions du club professionnel havrais.
Caen, nous n'avons aucune fausse honte à l'avouer, nous faisait peur... Pourquoi ?
Parce que, tout d'abord, ses dernières parties dans le Midi - contre Alès et Toulouse - avaient été nettement mieux réussies que celles du H.A.C.
Pourquoi ? Mais parce que Caen venait de passer 3 buts à 1 à Boulogne, alors que le club havrais avait dû baisser pavillon devant ces mêmes Boulonnais.
A ceux qui ont vu le match d'hier soir, nous citerons la première demi-heure du SM Caennais.
Le public qui retenait ses "[un mot]", commença à les déchaîner, lorsque au bout de la demi-heure, le HAC avait ouvert le score par Witta. Il laissa sa joie déborder lorsque ce même Witta tira superbement un coup franc quelques minutes avant la mi-temps.
Ces deux buts acquis, "on" respirait plus librement car ne riez pas, Caen nous avaient donné chaud. Le troisième but, hélas, devait lui donner le coup de grâce. Pour la suite, reportez-vous aux détails de la partie par notre collaborateur.

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Le H.A.C. a donc franchi de magistrale façon cette phase dangereuse que certains étaient [un mot] à redouter.
Le voilà désormais certain - quoique il arrive - de jouer en division nationale.
Le voici, et c'est un titre de gloire, qui doit faire plaisir à tous les sportifs du Havre, Champion de France de division interrégionale.
Que Colmar (le second actuellement) gagne tous ses matches - ce qui est loin d'être prouvé - il lui faudrait le faire par des marges catastrophiques. Le goal average du HAC lui permet quelques écarts (et il n'est pas dit que l'on va se laisser battre aussi aisément qu'on veut bien le dire), la réputation est là.
Le HAC donc est certain du titre. Bravo, c'est la grande consécration cette fois méritée. C'est le réveil officiel du vieux club havrais qui ne pouvait décidément rester dans l'ombre ! A nous maintenant d'être traités sur le même pied que les autres grands clubs !
- Et au lundi 6 juin, à la Cavée, pour les fêtes officielles... le couronnement !

LES EQUIPES

Godard
Caron                                Jan
Othmann                  Borecky                    Dertiax
Belhadj         Samek        Chloupeck         Guérin        Rodes


Waggi         Witta        Frigério         Nemeur        Leconte
Fiévet                  Powolny                    Cléron
Jasseron                                Rabia
Schlégel

LA PARTIE

Le premier quart d'heure fut à l'avantage du HAC mais la défense caennaise se surpassant, nos représentants ne purent traduire.
Par la suite, Caen se reprit et un bolide de Chloupeck fut sauvé après un plongeon de Schlégel.
Belle ouverture de Frigério à Waggi mais le shot de celui-ci est détourné en corner par Caron.
Le HAC repart. Frigério envoie à Leconte, démarqué. Ce dernier centre à Waggi qui renvoie à Witta et c'est le premier but pour le HAC à la 32ème minute.
Coup franc contre le HAC, sauvé par Schlégel après une belle parade.
Les équipes font jeu égal avec des alternatives d'avance et de recul.
A la 43ème minute, sur coup franc, Witta marque le deuxième but pour les Hacmen.
A la mi-temps : HAC : 2 - Caen : 0.

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En deuxième mi-temps, le HAC fait cavalier seul, Caen paraissant fatigué.
A la quatrième minute, Leconte, de l'aile, marque le troisième but, la balle frappant la barre montante rentre dans les filets.
Puis, à la seizième minute, sur loupé de Caron, Waggi qui a bien suivi centre. Leconte reprend et c'est le quatrième but.
Caen ne se décourage pas et le HAC doit concéder deux corners dont les visiteurs n'en tirent aucun profit.
Pourtant, à la 25ème minute, sur mauvais dégagement de Jasseron, Guérin sauve l'honneur pour Caen. Feu de paille !
Cinq minutes après, Frigério passe à Waggi, qui inscrit le cinquième point.
Sur corner Gougeu (?) marque d'un bel heading le sixième et vers la fin, Waggi augmente le score le portant à 7.
M. Lecesne, de Paris, assisté de MM. Bowley et Lamy, fut un arbitre quelque peu hésitant.

CONSIDERATIONS

A Caen, on avait mis en ligne les deux étrangers Samek et Chloupeck. Uzan - pas qualifé le jour du match - (il était suspendu lors de la rencontre prévue pour le 7 avril) avait dû être remplacé alors que [un nom] était indisponible. Caen tint fort bien pendant la première demi-heure et on pouvait craindre le pire. Le HAC, fort heureusement, prouva qu'il avait toujours deux "mi-temps" dans le "ventre".

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Belle partie de Schlégel, lequel pensons nous va nous rester. Rabia et Jasseron dominèrent de loin Caron et Jan. Enorme ligne de demis, où Powolny fit surtout très bien après la pause. Fiévet, parfait et Cléron fort utile. En avants, Frigério fit un grand match... Il ne fut pas heureux dans ses tirs, le grand centre avant, mais dans la presque totalité des buts marqués, il a eu son mot à dire. Waggi, Witta, Nemeur, Leconte, ont tous été d'une classe supérieure aux avants caennais.
Chez les visiteurs, Godard fut formidable de brio. Sans lui, on se demande qu'aurait pu être le score. Jan fit mieux que Caron qui ne durait qu'une demi-heure. Tout comme Borecky, qui ne fut que 'feu de paille'. Othmann fit une partie courageuse. Dertiax aussi, c'est tout. Belhadj, puis Guérin sont à signaler parmi les avants décidés, Rodes ne fut pas heureux. Samek et Chloupeck manient bien la balle, mais ne savent pas s'en servir devant les buts.


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Voici donc le compte-rendu qui parut dans la presse écrite, dans le Journal du Petit Havre, le lendemain de ce match, synonyme de titre et d'accession. On peut noter que cette année-là, le club doyen fut aussi demi-finaliste de la Coupe de France, éliminé après deux matches par le futur vainqueur : l'OM. Azéma, Bernardi, Black, Calours, Cléron, Fiévet, Frigério, Jasseron, Leconte, Nemeur, Powolny, Rabia, Schlégel, Vincent, Waggi, Witta furent de cette épopée.
Lucien Jasseron, capitaine de cette équipe, participera cette même année 1938 à la Coupe du Monde qui eut lieu en France, accompagné de César Powolny. Plus tard, il deviendra entraîneur du HAC. C'est lui qui était à la tête de l'équipe du HAC, victorieuse de la Coupe de France en 1959 face à Sochaux, dans le Stade Yves du Manoir de Colombes. Villenave, Hassouna, Lagadec, Salzborn, Eloy, Meyer, Strappe, Ferrari, Navarro, Bouchache, N'Doumbé et Saunier furent de cette partie.

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Cette année 1959 fut aussi synonyme de montée puisque cette année-là, le HAC était pensionnaire de deuxième division. C'est d'ailleurs à ce jour, le seul club qui n'appartenait pas à l'élite du football professionnel à avoir brandi le célèbre trophée.

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Quoiqu'il en soit, je tenais par ce billet à rendre hommage à travers leurs glorieux aînés à tous les joueurs actuels du HAC, à Jean-Marc Nobilo, au Président Louvel, à tout le staff administratif, technique et médical pour ces moments de joie qu'il nous ont procurés cette année. Espérons qu'ils continuent ainsi, obtiennent d'ici quelques semaines ce titre tant convoité de champion de France de Ligue 2, et que ce plaisir dure encore un peu l'an prochain...

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4ème rang : Franck SALE (recrutement) - Alain OLIO (Directeur de la Formation) - Sarah LACROIX (Kiné) - Jean-Christophe AUFFRET (Médecin) - Thomas PAVILLION (Prép physique) - Nicolas DEHON (Entr gardiens) - Patrice MONTHEIL (Entr adj) - Johann LOUVEL (Entr adj) - Vincent MARIE (Kiné) - / - Serge MARIE (Coordinateur sportif) - Bernard PASCUAL (recrutement)

3ème rang : Ali Allaoui ISSILAM - Loic NESTOR - Maxime BACA - Albert MILAMBO MUTAMBA - Benjamin LAURANT - Mike VANHAMEL - Christophe REVAULT - Olivier BLONDEL - Johny PLACIDE - Jérémy HENIN - Mahamdou CISSE - Selim BOUADLA - Mohamed YOUSSOUF

2ème rang : Ande DONA NDHO - Guillaume HOARAU - Valéry MEZAGUE - Adama SOUAMRE - Nikola NIKEZIC - Alain BELSOEUR (directeur gen.) Jean-Marc NOBILO (Entraineur) - Michel DEHAN (prép mental) - Cheikh Oumar DABO - Kevin FRANQUEVILLE - Jean-Armel KANA-BIYIK - Joao CARDEIRO - Abdellah KHARBOUCHI - Amadou ALASSANE

1er rang (assis) : Hassane ALLA - Jean-Pascal FONTAINE - Abasse BA - Olivier DAVIDAS - Nicolas GILLET - Luis GARCIA (Pdt de l'Association) - Jean-Pierre LOUVEL (Président) - Noel MARIE (Pdt du Conseil de surveillance) - Jamel AIT BEN IDIR - Damien TIXIER - Benjamin POLICE - Mamdou CAMARA - Kevin ANIN

Absent de la photo : Jean-Michel LESAGE

Les photographies de cet article sont extraites du microfilm Le Petit Havre (période mai-juin 1938) consultable aux Archives Municipales du Havre.

Le pêle-mêle, la photographie de l'effectif professionnel de la saison 2007-2008 et la photographie de la montée 2008 sont extraits du site officiel du Havre Athletic Club, consultable à cette adresse : Site officiel du HAC. Elles sont l'oeuvre d'Emmanuel Lelaidier.

La photographie couleur de l'équipe du HAC victorieuse de la Coupe de France 1959 est extraite du site http://www.pari-et-gagne.com


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17 avril 2008

La nef dite Grande Françoise

La nau Françoise devait être la plus grande et la plus belle nef de l'époque. Elle jaugeait 2.000 tonneaux et elle comptait plus de 100 mètres de long, trois rangs de sabords, deux gros mâts et trois misaines à l'arrière. De plus, elle était munie d'une puissante artillerie. On trouvait à bord, une chapelle, une forge, un jeu de paume, un moulin à vent, une maison construite en bois...

Selon Guillaume de Marceilles, la Grande Nef Françoise fut faite en 1520 dans la fosse de Leure, distante du Havre de Grâce d'une lieue, par le capitaine Lespargne, gentilhomme de Bretagne, sous la responsabilité de l'architecte Jérôme Fer. "Elle fut longtemps à bâtir, était plombée à clous de fonte depuis la quille jusqu'à la première ceinte, avec trois rangées de sabords où elle avait son artillerie. Elle était si longue qu'il ne se trouva personne qui du fer d'une boule put atteindre par dedans une extrémité jusqu'à l'autre. Il y avait dedans une fort belle chapelle fondée en l'honneur de Saint-François. Au devant de cette nef était peinte une image de saint François qui est celle encore posée dans l'église Saint-François en la ville avec la figure d'une salamandre. Il y avait aussi dans la dite nef un jeu de paume, une forge, un moulin à vent, et une maison ceinte de bois et au derrière étaient plantées les armoiries de France avec une figure de phénix. En icelle y avait deux gros mâts, y avait quatre hunes l'une sur l'autre assis au petit mât, et trois sur le gros mât. Ce gros mât avait cinq à six brasses de tour, composé et assemblé de plusieurs pièces de bois sur le Perrey. Il ne s' est jamais vu une si grande pièce pour être du port de 2000 tonneaux. Le roi avait projeté de l'envoyer au pays du Levant pour faire tête au grand Turc. Achevée en 1524, elle mesurait 50 toises (97,50 m) de long et avait sept hunes avec le château devant et le château derrière, et avait le bois de quoi elle avait été faite quatre pieds d'épaisseur (1,30 m) et coûta plus de cent mil écus d' or".

Ce gigantesque navire, qui avait coûté plus de trois millions de francs, fut lancé au mois de mars 1524. Il fallait maintenant le faire passer par la Grande Barre dans le Hâvre de Grâce et, de là, lui faire gagner la pleine mer.

Malgré tous les efforts des pilotes et de l'équipage, on ne put le faire sortir du port, qui se trouvait être trop étroit. La profondeur d'eau de la passe, entre les deux jetées, n'offrait pas un tirant d'eau suffisant. Il aurait fallu démolir le port. On ramena donc le navire jusqu'à l'entrée de la Grande Barre, où il resta comme un objet de curiosité jusqu'en 1538.

On attendit la grande marée d'équinoxe du 23 septembre 1533, mais là-encore, ce fut un échec. Le 14 novembre de la même année, lors d'une grosse tempête, le navire rompit ses amarres dans un grain et se coucha sur le côté. Définitivement bloqué dans le port de part ses dimensions, la Nef Françoise fut alors dépecée à partir de 1538. Les matériaux furent employés à construire la plupart des maisons du quartier des Barres.

Les bâtiments de guerre de l'époque, au nombre d'une dizaine au Havre, n'avaient pas changé depuis le moyen âge. On trouvait les nefs et les galères à côté des vaisseaux ronds appelés caravelles.

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Ci-dessus, un vaisseau du type de la Grande Françoise. Quoique très lourds, les navires de ce type restèrent en usage jusqu'au XVIIIème siècle, époque où l'on débarrassa le pont des châteaux d'avant et d'arrière, pour donner plus de légèreté à ces navires. La manie de l'ornementation eut alors libre cours...

Source : la citation de Guillaume de Marceilles est extraite du site Patrimoine de France, article 'Bateau de combat : nef dite la Grande Françoise à Le Havre'.

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Sur ce dessin de Jacques-Augustin Gaillard, on retrouve les trois étapes de la courte vie de la Grande Nef Françoise : sa construction dans la fosse de Leure en bas à droite, la tentative de sortie du port en bas à gauche, et finalement son échouage et son dépeçage près de la Grande Barre.

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16 avril 2008

Le logis du Roy, premier hôtel de ville

Construite vers 1520, la maison de M. de Chillou devint un édifice public sous le nom de Logis du Roy. De forme quadrangulaire, elle avait un rez-de-chaussée, un étage, des combles et deux tourelles octogonales. A l'origine, ce bâtiment fut créé par Du Chillou pour son usage personnel.

Après la mort de du Chillou, cette maison fut affectée à la juridiction maritime et à l'administration municipale. Sous Henri II, en 1551, les bourgeois du Havre l'achetèrent aux héritiers de l'ancien gouverneur pour 50,000 francs : ce fut le premier Hôtel de Ville. Il le restera jusqu'en 1752.

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En 1679, on le dota de galeries latérales afin d'accueillir les notables qui y descendaient.

En 1752, on construisit un nouvel hôtel pour le lieutenant du roi, en remplacement du Logis du Roy qui tombait en ruines. Il fut édifié près de la porte du Perrey et servit d'Hôtel de ville de 1792 à 1859 et se nommait Hôtel de Beauvoir.  En effet, en 1792, le Logis du Roy cessa d'être hôtel de ville pour devenir la sous-préfecture et le tribunal de Commerce.

Voici maintenant la description qui en était faite dans un ouvrage de 1825.

C'est un vaste corps de bâtiments, situé au Havre, près de la place de la bourse. L'architecture en est de mauvais goût, quoiqu'il ait été construit à l'époque où les beaux-arts florissaient en France. Il fut bâti par Guyon le Roy, seigneur du Chillou, premier gouverneur de cette cité. C'était là qu'il demeurait, mais sous le règne d'Henri II, en 1551, les habitants en firent l'acquisition de Louis Duplessis, ancêtre du fameux cardinal de Richelieu. [Note 1] Les souverains qui venaient visiter le Havre, descendaient jadis dans ce vieil édifice. L'infortuné Louis XVI y logea le dernier.


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Devant l'ancien hôtel de ville se trouve une cour d'honneur, sous laquelle est une immense citerne pour fournir de l'eau au Havre s'il venait à être assiégé, et que les canaux qui lui en procurent fussent rompus.
Dans cet antique monument, il se passa autrefois un fait inouï, dont la cause est encore couverte d'un voile impénétrable. Sous le règne d'Henri IV, en 1599, le gouverneur du Havre y fit venir trois jeunes officiers de la garnison, nommés Raulin ; et là, dit-on, il les somma d'obéir à des ordres contraires au service du Roi : ceux-ci, mus par le sentiment de leur devoir, refusèrent de les exécuter. Alors, ils virent paraître des hommes plastronnés. Ces infâmes sicaires, soudoyés par le gouverneur, qui haïssait ces jeunes militaires, égorgèrent deux des frères dans la salle des assemblées. Le troisième avait échappé aux meurtriers, en fuyant par l'une des galeries régnant sur la cour, quand, poursuivi par sa fatale destinée, il demeura attaché à un clou fixé contre la muraille. On le massacra en cet endroit. [Note 2] Le père de ces infortunés, avocat au Havre, furieux d'une telle cruauté, voulut vainement ameuter le peuple contre le bourreau de ses fils. Ce fut probablement en expiation de cet assassinat que le corps des victimes fut déposé dans l'église Notre-Dame. Une épitaphe, placée sur l'un des piliers, indiquait que ces trois frères moururent à la même heure, le 16 mars 1599. L'auteur du crime fit courir le bruit qu'ils étaient coupables envers le Roi, mais ce moyen ne put le disculper de ce que sa conduite avait d'odieux. On connaissait l'inviolable fidélité de ces braves officiers, et chacun pensa qu'ils avaient été immolés à un ressentiment particulier.
Maintenant, ce vieux bâtiment renferme le tribunal de commerce, celui de la justice de paix et l'administration de l'octroi.
Certains jours de la semaine, la cour et l'escalier sont remplis d'une foule de gens qui se dirigent, les uns au tribunal de commerce, et les autres au tribunal de paix.
En observant ceux qui fréquentent le premier de ces tribunaux, on remarque que leur costume est généralement soigné et leur ton décent, ce qui forme un contraste parfait avec les individus qui se montrent à l'autre tribunal.
Au tribunal de commerce comme en première instance, ce sont presque toujours des avocats qui défendent les parties. Alors l'attention que l'auditoire apporte à leurs plaidoyers est proportionnelle à leur talent oratoire.

En 1839, le premier musée du Havre est créé dans une partie du Logis du Roy.

Deux ans plus tard, en 1841, on transfére le Tribunal de Commerce du Logis du Roy au 15, rue de la Halle. Complètement désaffecté, on peut alors faire place nette.

En 1842, on démolit définitivement le Logis du Roy pour installer au même emplacement le Musée des Beaux-Arts.

[Note 1] : Armand-Jean du Plessis, futur cardinal de Richelieu, était le petit-fils de Louis du Plessis, seigneur de Richelieu, marié à Françoise de Rochechouart. Ce Louis du Plessis était lui-même le petit fils de Guyon le Roy, seigneur du Chillou. Ce n'est donc pas un hasard si Richelieu se retrouva gouverneur du Havre en 1626.

[Note 2] : voir Le massacre des frères Raoulin et Le massacre des frères Raoulin (suite).

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