11 mars 2009
Vingt ans après...
Aujourd'hui, encore quelques clichés pris depuis le clocher de la tour de l'église Notre-Dame, mais cette fois-ci, vers le sud...
Ils sont tous les trois pris selon le même angle, à dix ans d'intervalle... l'un en 1944, juste après les bombardements, un autre en 1954, en pleine reconstruction, et le dernier en 1964, une fois la reconstruction achevée... Les photographies nous montrent le quai d'Escale. A chaque fois, au premier plan, on devine l'actuel quai Southampton.

en 1944...
en 1954...
en 1964...
Quelques paroles d'une chanson de Patrick Bruel, en concert au Havre jeudi 12 mars 2009, aux Docks Océanes (vive la concurrence pour le concert de Jeddam lol - à ce propos, voir ce post ! - venez nombreux quand même !) auraient très bien illustré ce post :
"On s'était dit rendez-vous dans dix ans, même jour, même heure, même port..."
08 mars 2009
Le Havre face à la guerre...
Une des photos de mon article d'hier se prête magnifiquement au petit jeu du avant-après, et je dirais même, avant, pendant, après...
En effet, vous allez pouvoir comparer trois photographies de la rue de Paris et du Havre vers l'ouest, avant la guerre, juste après, et dans Le Havre reconstruit... Toutes ont été prises depuis le clocher de la tour de l'église Notre-Dame.
Comme on l'a vu hier, ce cliché a été pris en 1890. On pouvait découvrir la Rue de Paris vers le nord. A l'extrême-gauche, on devinait la côte et le cap de la Hève, et à droite, l'Hôtel de Ville, ce qui donnait une belle vision de la partie ouest du Havre. On pouvait aussi reconnaître le dôme du Grand Théâtre. Je vous disais que la rue de Paris était beaucoup plus étroite qu'aujourd'hui... On devinait en effet en parallèle au tracé de cette rue, celui de la rue d'Estimauville, "démarrant" au niveau inférieur gauche de la photo. Nous en reparlerons plus tard.
Enfin, on pouvait noter la présence d'une vigie de négociant au premier plan, rappelant le passé maritime de la ville.
Voici maintenant une vision de la ville en 1945, à la fin de la guerre, après les bombardements anglais... Seule la rue de Paris a été dégagée. Il ne reste rien du centre-ville du Havre. Une masse claire au milieu de la photo se dresse encore : il s'agit de la carcasse du Grand Théâtre qui sera totalement abattu. Au fond, les maisons de la côte et celles de Saint-Vincent restent encore debout, tout du moins, pour la plupart.
Enfin, voici un troisième cliché, pris dans le même angle, dans une ville en pleine reconstruction, en 1955. On découvre l'église Saint-Joseph en train de se monter, ainsi que les premiers ilôts Perret entièrement construits. Même si le chantier du nouvel Hôtel-de-ville est en cours, la tour n'est pas encore visible.
Enfin, au premier plan, on découvre l'ancien tracé de la rue de Paris. Le tracé de l'actuelle rue de Paris a en effet été aligné sur celui de l'ancienne rue d'Estimauville, ce qui explique une plus grande largeur de la rue, mais aussi la présence d'un parvis devant l'église, parvis totalement inexistant avant guerre...
31 octobre 2008
La rue Frédéric Bellanger
Le 4 septembre dernier paraissait dans la presse locale ce superbe témoignage de M. Arthur Hauchecorne à propos de la libération du Havre en septembre 1944. Il avait alors 17 ans.

Avec cet article était publiée une photographie de la rue Frédéric Bellanger, après le passage des bombardiers alliés.

A vrai dire, je n'aurais pas reconnu la rue Frédéric Bellanger si Geo ne m'avait mis sur la piste dans un billet publié sur le forum du GGHSM... ;-) Il disait : "Sur la photo, je crois reconnaître la rue Frédéric Bellanger (en direction du Square Saint-Roch). Sur la droite, on reconnaît la maison qui abrite aujourd'hui une boulangerie, et sur la gauche l'immeuble qui abrite une galerie d'Art - antiquaire... Les ruines à gauche seraient à l'emplacement du magasin Champion Saint-Vincent". Et il me tendait une perche pour aller faire la photo des lieux aujourd'hui et alimenter ma rubrique "Avant-Après".
Voilà, c'est chose faite !

Je suis d'accord... si on respecte l'angle et la distance du cliché de 1944, on ne reconnaît pas grand chose en comparant les photographies. Je me suis donc rapproché.

Et on reconnaît notre petite maison sur la droite. Geo avait donc raison... si ce n'est que la boulangerie n'est pas dans cette maison mais deux maisons plus loin.

Jolie petite maison d'ailleurs !
De l'autre côté de la rue, on retrouve aussi notre immeuble.

Cependant, je ne pense pas que celui que l'on voit, bien visible, sur le cliché de 1944, soit l'immeuble de l'antiquaire d'aujourd'hui, mais plutôt l'immeuble rouge au centre de la photo ci-dessus.
En tous cas, merci à Geo qui m'a "offert" ce billet, et à Christian Leguillon qui a publié l'article de presse sur le forum du GGHSM.
Pour compléter pleinement cet article, il me faudrait une photo de la rue Frédéric Bellanger avant guerre... Si quelqu'un en avait une dans ses archives, ce serait super, d'autant plus que mon grand-père y est né...
16 octobre 2008
Le funiculaire
Dans mon dernier post, j'évoquais le début de l'avenue René Coty...
En continuant à parcourir cette rue, nous atteignons la place Thiers, et en haut de cette place se trouve notre bon vieux funiculaire...
En comparant ces deux photos, on constate que la maison de gauche existe toujours et qu'elle a survécu aux bombardements de la seconde guerre mondiale. Le hall d'entrée a été reconstruit. Le premier avait été détruit durant le bombardement du 2 août 1944. Le service du funiculaire, interrompu à cette date, ne reprendra que le 16 janvier 1946.
Sur la première photo, on peut aussi remarquer une haute cheminée tout en haut des rampes. C'est un vestige du premier fonctionnement du funiculaire, dans les années qui suivirent sa construction en 1890. En effet, avant 1911 et son électrification, le funiculaire tournait... à la vapeur !
Le funiculaire fonctionne grâce à un système
de câbles à la façon d'un téléphérique. La cheminée servait à produire l'énergie nécessaire pour actionner ces câbles... Si vous êtes intéressé par le fonctionnement précis du funiculaire, vous pouvez toujours consulter l'ouvrage intitulé Chemins de fer funiculaires, transports aériens de A. Lévy-Lambert, ingénieur civil. Cet ouvrage est visible et
téléchargeable sur le site de la BNF ou en cliquant sur le lien.
On trouve notamment dans cet ouvrage, page 56, une vue en plan et une coupe en long de l'installation, avec, dans la partie haute, coté rue de la Côte (actuelle rue Félix Faure), la salle des machines et la grande cheminée. Page 87, on apprend que la machinerie fonctionnait à l'aide de chaudières à vapeur.
Après l'électrisation du funiculaire, le fonctionnement restera le même, mais les moteurs à vapeur seront remplacés par des moteurs électriques.
Voici maintenant la vue qui s'offrait à nous avant guerre, et celle que l'on peut aujourd'hui admirer en redescendant de la rue de la Côte (rue Félix-Faure) vers la ville et la place Thiers...
Si la partie sud de la ville a bien changé, on constate qu'autour du funiculaire, quelques bâtisses ont survécu aux affres du temps, que ce soit celles à droite des rampes, la maison qui fait l'angle entre la rue Gustave Flaubert et la rue du Docteur Vigné, ou encore celle qui fait l'angle entre l'avenue René Coty et la rue Maréchal Galliéni (actuellement une pharmacie)...
Pour terminer, voici quelques cartes postales personnelles de l'ami Pierre Bruger sur le funiculaire... Vous pouvez lui rendre visite sur son blog.
Merci à lui, mais aussi à Daniel Orange et à Edith Levesque pour les précisions qu'ils m'ont apportées à propos du funiculaire sur le forum du GGHSM.
11 octobre 2008
Le début de l'avenue René Coty
Encore un petit avant-après...
C'est un peu la dèche en ce moment alors je puise dans les fonds de tiroir pour alimenter le blog... J'ai de gros sujets en préparation, avec toute la matière pour écrire, mais pas le temps de le faire. Alors, on fait dans la simplicité, et du coup, j'use et abuse de ces petits jeux du avant/après. J'espère que vous ne m'en voudrez pas !
Voici une photographie du début du siècle dernier... Je n'arrive pas à la dater avec précision, mais sûrement des années 1900-1910. Au fond à droite, on aperçoit le dôme arrondi de la porte d'entrée de la Banque de France...
Aujourd'hui, même si tout a changé, quelques édifices ont survécu aux aléas du temps, et surtout aux bombes ennemies ou alliées de la dernière guerre... Ainsi, on reconnaît la même porte d'entrée de la Banque de France, ainsi que l'immeuble qui la jouxte. La côte d'Ingouville n'a pas beaucoup changé non plus, même si sur le second cliché, on a l'impression qu'elle a rapetissé... c'est juste un problème de profondeur de champ, amplifié par l'érection de l'immeuble où se situe aujourd'hui Darty, immeuble qui masque une bonne partie de la vue de la côte.
03 octobre 2008
La rue de Paris
Depuis deux jours, nous voyageons dans le temps autour du Grand Théâtre...
En se tournant de trois quart vers l'Hôtel de Ville, nous aurions eu cette vue, au début du XXème siècle.
On remarque le bel Hôtel de Bordeaux, sur la gauche et l'Union Prévoyance sur la droite. A ces emplacements, on trouve aujourd'hui une pharmacie et le magasin Natalys.
L'Hôtel de Bordeaux, appelé depuis quelques années Art Hôtel, fut reconstruit après guerre de l'autre côté de la place Auguste Perret, à l'angle de la rue Louis Brindeau et de la rue Robert de la Villehervé.
Retour maintenant dans le passé...
Un demi-tour à gauche et voici la vue qui s'offrait alors à nos yeux.
J'ai trouvé cette photographie de la rue de Paris il y a peu... Je la trouve très joile. On découvre la rue de Paris dans toute sa longueur. A droite, au premier plan, le marché aux fleurs. Juste derrière, le Grand Théâtre et l'Hôtel Tortoni.
02 octobre 2008
Le Grand Théâtre
J'ai déjà consacré plusieurs billets à l'histoire des théâtres havrais, et plus particulièrement au Grand Théâtre.
Le voici au début du XXème siècle, bien avant que la guerre n'éclate...
Aujourd'hui, au même endroit trône fièrement notre Volcan, construit sur les plans d'Oscar Niemeyer en 1982.
Pour les personnes intéressés, une très belle page sur l'architecture et la construction du Volcan figure à cette adresse. Vous y trouverez notamment des plans et des photographies.
01 octobre 2008
Le bassin du Commerce
Allez, ça faisait longtemps, une nouvelle petite série "Avant / après"...
Le point de vue est le même... l'endroit de la prise de vue aussi (la passerelle du Bassin du Commerce). Seule change quelque peu la profondeur.
Et pourtant, une constatation (qui n'est cependant pas une nouvelle !!!) : deux époques, deux villes différentes.
Ce billet n'est pas sans rappeler celui que Phyll avait écrit il y a quelques temps. Voici le lien : les gamins.
29 août 2008
La rue Thiers
Puisque le post d'hier a eu l'heur de plaire, je vous en propose un nouveau aujourd'hui...
Ce qui est amusant avec ces deux clichés, c'est qu'ils sont pris avec quasiment le même angle...
Darty a remplacé l'Hôtel du Bras d'or, au premier plan à gauche, sur la carte postale. Entre temps, c'était le cinéma "Rex" qui s'était installé ici.
Les deux immeubles contigus n'ont pas changé, tout comme les deux immeubles qui font l'angle entre la rue du Champ de Foire (= actuelle rue du Docteur Vigné) et la rue Thiers (= actuelle avenue René Coty).
Sur le flan droit de la chaussée, les immeubles n'ont en revanche pas survécu aux bombardements. Le Printemps s'est donc installé en lieu et place de l'ancien magasin "A la Boule d'or", boule d'or que l'on distingue en façade, sur le premier immeuble à droite de la carte postale.
Le nombre de voitures a aussi bien changé. De nos jours, il ne nous viendrait pas à l'idée de traverser ce carrefour à pied, comme le font ces messieurs sur le premier cliché...
Les moyens de transport ont aussi changé : les bus (on en distingue un au fond de la seconde photographie) ont remplacé les tramways présents sur la carte postale.
Et dire que d'ici 2012, ce seront de nouveau des tramways qui circuleront en ville !
Concernant la rue Thiers, j'avais déjà proposé des articles il y a quelques mois. Vous les retrouverez en cliquant sur ces liens :
- la rue Thiers et la quartier,
- la rue Thiers et le quartier (suite),
- le marché couvert de la Place Thiers.
28 août 2008
L'Hôtel de Ville et ses jardins
Pas beaucoup de temps pour écrire aujourd'hui...
On va donc fouiller dans le vieux stock de documents déjà numérisés, et jouer à un jeu que j'affectionne particulièrement : le "avant - après", comme Phyll l'a nommé.
Cinquantenaire de l'Hôtel de Ville oblige (à ce propos, je vous invite à aller découvrir, si ce n'est déjà fait, l'exposition de photographies qui ornent les murs de l'Hôtel de ville, retraçant 50 ans de vie autour de cet édifice...), je commencerai par alimenter cette nouvelle rubrique avec un post autour de l'Hôtel de Ville.


Je précise que cette photographie a été prise cet hiver,
même si vu le temps que l'on a actuellement, on pourrait se méprendre...
Un demi-tour maintenant et tournons-nous vers les jardins.
Le moins que l'on puisse dire en voyant ces clichés, c'est que l'on n'a pas l'impression d'être dans la même ville...




























